Albert et Laurence attendaient avec impatience l’épreuve du trek dans la jungle. Pourtant, Albert va avoir recours à l’assistance médicale. Un handicap qui pourrait bien mettre en danger le couple sportif de l’émission.
FRANCE-SOIR. Vous doutiez-vous que l’aventure serait si éprouvante ?
ALBERT. Je me doutais que ça serait dur physiquement, mais je ne pensais pas être victime d’un accident. On attendait le trek depuis un moment avec Laurence. Etant les plus sportifs de l’émission, on était plutôt confiant. Malheureusement, je me suis ouvert la main avec une machette. J’ai fait tout le trek anémié et déshydraté. Laurence craignait que je fasse un malaise.
Pourtant, votre blessure ne vous a pas empêché d’avancer…
Pendant de telles épreuves, on oublie totalement la fatigue. J’aurais été déçu de ne pas arriver dans les premiers.
Comment vous êtes-vous préparé à Pékin Express ?
Avec Laurence, on fait déjà du sport trois à quatre fois par semaine, il n’y avait donc pas de raison que l’on s’entraîne davantage. Et puis on a su au dernier moment que l’on allait participer à l’émission. On n’a donc pas eu le temps de mettre en place une stratégie particulière. On est partis à l’intuition !
Quelle a été votre principale faiblesse sur l’aventure ?
Le manque de confiance en soi. Dans la vie de tous les jours, nous ne sommes pas des gens culottés. Lorsqu’il a fallu faire du stop, ça a été un peu compliqué. Laurence a mis du temps à s’investir. Quand elle s’est rendu compte qu’elle pouvait prendre des initiatives, elle a eu un déclic. On ne pouvait plus l’arrêter.
Qu’est-ce que Pékin Express a changé dans votre vie ?
Cette aventure nous a bouleversés humainement. Elle nous a donné envie de faire de l’humanitaire et de créer une association. Sur place, on a demandé aux habitants ce dont ils avaient besoin. On va leur envoyer un colis de vêtements. On va profiter des retombées de Pékin Express pour demander de l’aide autour de nous.
Auriez-vous pu participer à Koh-Lanta ?
Non, même si je suis assez friand du concept. L’avantage de Pékin Express, c’est que l’on peut partager cette aventure avec une autre personne. Pékin Express, c’est un peu notre voyage de noces à Laurence et à moi. C’est ce que l’on a toujours voulu faire. Je n’aurais jamais pu partir quarante jours sans elle. Et puis je ne suis pas en recherche de reconnaissance télévisuelle !
Pourtant les caméras sont bien présentes…
C’est vrai. Et si certains ont pu en jouer, avec Laurence on les a oubliées dès le premier jour. On était concentrés sur le jeu. Les gens qui nous connaissent nous ont trouvés 100 % naturels.
Vous êtes d’un tempérament plutôt calme. Pourtant, lors du mélange des équipes, vous vous êtes emporté contre Anthony…
C’est vrai. Contrairement à ce que certains ont pu croire, je ne voulais pas le frapper, juste lui faire peur. Anthony fait beaucoup de cinéma. Il a une conception particulière du jeu. Dès le premier jour, il lui tardait que les équipes soient mixées pour faire perdre un de ses concurrents. J’ai trouvé ça nul. On peut ralentir un candidat sans lui nuire. Tout le monde était dans cet état d’esprit, sauf lui. C’est quelqu’un de très mégalo !
Avez-vous eu le sentiment d’être trahi par le montage ?
Non, on savait à quoi s’attendre. La production nous avait prévenus qu’elle voulait des images chocs. Les téléspectateurs sont friands d’altercations. Quand je me suis emporté contre Anthony, je me suis dit : « Ça y est, je vais avoir le droit au zapping ! »
Avec Houcine et Sébastien, en revanche, la sportivité passe avant la compétition…
C’est vrai. On a beaucoup échangé avec les deux garçons durant toute l’aventure. La compétition n’exclut pas la sportivité. Avec Laurence, notre objectif n’était pas de remporter Pékin Express mais de traverser le plus de pays possible.
Regardez-vous les retransmissions de l’émission ?
Oui, en famille ou entre amis. Cette semaine, on a prévu d’aller dans un café. Le maire du village va également ouvrir le cinéma municipal durant les semaines à venir et diffuser l’émission sur grand écran.
Auriez-vous pu partir avec une autre personne que votre compagne ?
Absolument pas. Caroline m’a expliqué que la production l’avait poussée à participer à Pékin Express. On aurait pu me supplier, sans Laurence, je ne serais pas parti.



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