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Témoignages - À bord du Strasbourg-Nice, 28 heures de trajet

Météo


Récit d’un voyage rocambolesque à bord du train Lunéa qui reliait Strasbourg à Nice dimanche dernier, et qui est arrivé avec plus de quinze heures de retard.

« Le train de l’enfer. » « Des toilettes immondes. » « Pire que des convois de bestiaux ». Les mots manqueraient presque aux voyageurs pour qualifier leur trajet de vingt-huit heures en train lundi. Un train Corail nocturne reliant d’habitude en treize heures l’est au sud de la France. Tout commence dimanche soir, à Strasbourg…

20 h 19 : Heure de départ prévue - 21 h 30 : Départ en retard


Le train part avec plus d’une heure de retard. Les raisons ? « Intempéries », avancent certains voyageurs. « Défaut de matériel », auraient entendu d’autres. Mais jusque-là, tout va bien. Après tout, un peu plus une heure de retard, ce n’est pas grand-chose. Peu après, en gare de Belfort, le conducteur cède sa place. Cela fait trois jours qu’il travaille et qu’il n’est pas rentré chez lui, alors que la réglementation voudrait qu’il ne reste que deux jours maximum hors de sa résidence. Et là survient un problème majeur.

23 heures-6 heures : Y a-t-il un pilote dans le train ?

La SNCF réalise que le conducteur qui doit prendre la relève est bloqué à Lyon, à la suite de l’annulation du train qui devait justement l’emmener à Belfort ! Le Corail reste donc immobilisé en gare. D’abord une heure. Puis deux heures. Puis, finalement, toute la nuit. « Au début, pendant plusieurs dizaines de minutes, on ne savait pas pourquoi le train ne repartait pas. On a fini par apprendre qu’il n’y avait pas de conducteur… », nous confie Eric, 45 ans, qui voyageait avec sa compagne. Le cheminot bloqué à Lyon prend donc un taxi… qui mettra plus de six heures à arriver, vu l’état des routes verglacées. Pourquoi n’avoir pas dépêché quelqu’un d’autre habitant plus près de Belfort ? La SNCF a refusé de nous répondre, arguant que seule l’enquête interne exigée hier par son PDG Guillaume Pepy pourra y répondre. La CGT-Cheminots a en revanche déjà une explication. « Avant que la SNCF ne soit restructurée, il y avait dans chaque dépôt des réserves de conducteurs, prêts à prendre le relais en cas d’absence sur un fret, un TER ou un TGV. Depuis 2008, la suppression de ces postes s’est accentuée, et, aujourd’hui, il n’y a plus de réserves nulle part », regrette Gilbert Garrel, secrétaire général.

7 heures : Bagarre alcoolisée


Toujours à Belfort, au petit matin, les esprits s’échauffent dans le wagon n° 28. Trois passagers ont décidé de faire passer le temps plus vite en s’approvisionnant en alcool dans une petite épicerie située derrière la gare. « Ils étaient complètement ivres et ils ont commencé à pousser des cris et insulter des gens. Et lorsque certains passagers leur ont demandé de se calmer, ils ont carrément commencé à leur taper dessus », nous raconte Fanny, 34 ans, avocate à Montpellier. La police intervient, les malotrus sont débarqués. Puis, heureusement, le conducteur lyonnais finit par arriver.

8 h 30 : Un autre train en panne bloque les voies !


Le convoi repart, il est 7 h 30. « Là on s’est tous dit : “Ouf, enfin. La nuit a été dure, mais maintenant tout va bien se passer.” Si seulement on avait su… », raconte Pauline, 29 ans. En effet, une heure plus tard, le train pile net juste avant d’arriver en gare de Montbéliard. Devant lui, un autre train est tombé en panne et bloque l’unique voie d’entrée ! Un comble. L’attente dure trois heures.

9 h 36 : Arrivée prévue, durée normale du trajet 13 h 17

« Cela faisait plus de quatorze heures qu’on était dans le train. C’était tellement surréaliste que les gens riaient jaune », se rappelle Anaïs, une des passagères. Les voyageurs sont laissés sans pratiquement aucune information, ceux qui ont Internet par leur téléphone sont suspendus à leur écran pour tenter de comprendre ce qu’il se passe. Des plateaux-repas sont finalement distribués, et en priorité aux enfants, car il n’y en a pas assez pour tout le monde… évidemment. « Non seulement il n’y en avait pas assez, mais normalement, dans chaque compartiment dans les trains couchettes, les voyageurs sont censés avoir chacun un petit sac avec une bouteille d’eau, une petite serviette, etc. Là, dès le début, je n’en avais pas. Donc pas d’eau », soupire Eric.

11 heures : A Besançon, des voyageurs transis de froid

Pendant ce temps-là, dans les gares suivantes, les gens attendent le train qui n’arrive pas. Ainsi, en accompagnant dimanche soir à 23 heures son fils Léo en partance pour des vacances à Toulon, José est loin de se douter qu’il va passer la nuit en gare de Besançon. Il nous raconte : « On a été très mal informés. On était une centaine personnes à attendre. Des voyageurs, sur les conseils du personnel, sont repartis chez eux, annulant leur voyage. A minuit, la SNCF annonçait un retard… indéterminé ! Sur le quai, la température avoisinait les – 10 °C. Besançon-Viotte est une petite gare, avec une salle d’attente comptant seulement une dizaine de sièges… pour une centaine de voyageurs. Comme les portes automatiques ne cessaient de s’ouvrir, la température dans la salle était glaciale. Parmi les voyageurs, il y avait de nombreux enfants, dont un père de famille avec un bébé de 18 mois et des personnes âgées. Vers 1 h 30 du matin, un cadre de la SNCF est arrivé. J’ai exigé des chambres d’hôtels pour tous. Il nous a dit que tout était complet. Finalement, devant mon insistance, certains ont pu passer la nuit dans une salle de conférences, mais sans boisson chaude. Quand le train est finalement arrivé à notre gare à 11 heures du matin, soit avec douze heures de retard, nous l’avons tous applaudi. Par dérision… »

14 h 30 : Panne de moteur, évacuation générale


Le train marque un arrêt à Dijon à 13 h 30. Il reste à quai une demi-heure car le conducteur a détecté un problème dans le moteur. Pour une raison encore inconnue, son alerte n’est pas écoutée, puisqu’on lui demande de continuer dans ces conditions. Et ce qui devait arriver arrive. Le train tombe en panne en pleine voie, heureusement à côté d’une minuscule gare en Saône-et-Loire, Tournus. Il s’arrête. L’électricité se coupe, le chauffage aussi. Le moteur de la locomotive est en panne. « Là, on nous a demandé de bien fermer nos compartiments et de calfeutrer les portes, car il allait vite faire très froid… », se souvient Eric. La SNCF demande à tous les voyageurs de quitter le train et d’attendre à quai l’arrivée d’un nouveau moteur. Eric : « Il y avait un petit café juste à côté de la gare. La SNCF nous a dit qu’elle nous payait à chacun une boisson chaude. Imaginez-vous 600 personnes qui débarquent dans un petit troquet… Il y avait une file de 100 mètres dehors ! Ensuite, il a fallu attendre, et comme il n’y avait pas assez de place ni dans la gare ni dans le café, certains ont dû rester dehors, dans la neige. »

20 heures Arrivée à Lyon : « On a faim, et les toilettes sont sales »


Plus de deux heures plus tard, la réparation est faite. Tout le monde rembarque, le train repart. Dans les rames, les gens sont très énervés. « On ne pouvait même pas se reposer, car des gens criaient, des enfants pleuraient, tout le monde était à bout. Et les toilettes étaient dans un état infect. Imaginez-vous, 600 personnes, seulement deux toilettes par rame, et dans certaines, l’eau qui ne marche pas. C’était dégueulasse », s’étrangle Eric. Le train arrive à Lyon à 20 heures. Là, ceux qui doivent rejoindre Port-Bou en Catalogne sont invités à descendre du train pour finir leur trajet en TGV. Enfin, c’est ce qu’on leur annonce. En réalité, ils le termineront en taxi, puisque leur TGV a eu finalement pour terminus Perpignan ! Les autres voyageurs, à destination de Marseille puis Nice restent à bord. Certains sanitaires sont nettoyés, et de nouvelles rations alimentaires sont distribuées. Une demi-heure après, le train redémarre.

22 heures : Terminus imprévu à Marseille

L’aventure n’est pas terminée, puisqu’un nouveau rebondissement attend les gens à Marseille : « On nous a dit que notre train ne pouvait pas aller plus loin, sans nous donner d’explication, et on nous a demandé de prendre un TER », dit Eric en grinçant des dents. A 22 heures, familles, couples ou gens seuls avec valises se retrouvent sur les quais de Marseille à la recherche de leur nouveau train. Bien évidemment, il n’y a pas assez de places assises pour tous dans le TER. « C’était la cohue la plus totale, les gens se battaient pour s’asseoir », raconte Eric. Et puis c’est reparti. Tranquillement mais sûrement, le train finit par arriver à bon port… avec quinze heures de retard. Il est alors minuit passé d’une demi-heure.


Par Alexandra Gonzalez et Matthieu Delacharlery (avec Gilles Carvoyeur)
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Réactions à cet article24 commentaires

  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:02

    Anonyme-77656
    le train de la galère

    immaginez vous ce qui arrivera quand cette entreprise sera complètement privatiser



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    • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:53

      Anonyme-77656
      England

      Ce sera comme en Angleterre, des trains de m....



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      • Anonyme-77656, le 29 déc à 11:11

        Anonyme-77656
        En Angleterre??? Vous

        En Angleterre??? Vous plaisantez, ils n'est jamais arrivé de choses pareilles en Angleterre. Maintenant la sncf fait pire en terme de ponctualité que l'Italie!!! Référence en nullité ferroviaire, c'est dire!!! On est déjà bien en dça de l'Angletterre, et on vient même de passer derrière l'Italie, c'est dire! Réveillez-vous monsieur, l'argument de l'Angleterre fonctionnait il y a 20 ans, mais plus de nos jours.


        Regardez le Japon, comment font ils?



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    • Anonyme-77656, le 29 déc à 11:08

      Anonyme-77656
      Oh oui, ce sera le bonheur,

      Oh oui, ce sera le bonheur, regardez dans l'aviation, les low cost, des sociétés qui se batent pour respecter leurs engagement et faire voyager toujours plus vite pour le moins cher possible. En tant qu'utilisateur récurrent de transports ferrés, j'en rêve! La concurence à toujours eu du bon, et permet aux différentes sociétés de ne pas ce contenter du minimum, et s'endormir sur leurs lauriers.


      Regardez France télécom!!! Un immense réussite!


      Une privatisation complète Vite vite!! Arrêtons d'engraisser ces bons à riens avec des subventions exorbitantes qui nous sont rendues par un service de plus en plus minable et des augmentations perpétuelle des titres de transport...



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:03

    Anonyme-77656
    France soir c'est voici ?

    Le titre "28 heures de retard" n'est-il pas là juste pour accrocher le regard car comme le dit l'introduction ce n'est pas 28h mais 15h de retard !

    C'est devenu légion désormais dans la presse... à celui qui fera le meilleur titre... au détriment de l'information !

    Je ne dis pas bravo.



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:17

    Anonyme-77656
    vivement 2012

    A force de supprimer les fonctionnaires, et à ne pas faire les investissements nécessaires, voila ce qui arrive. Et ce n'est qu'un début!

    Tous ceux qui dénigrent le service public depuis des décénies, récoltent aujourd'hui les fruits de leur hargne.



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:17

    Anonyme-77656
    LA HONTE

    je bosse pour la sncf et franchement j ai trop honte...Vive la privatisation...Comme dirait l autre : Vous avez voulu la privatisation et bien vous etes privez de train...A mediter!!



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    • Anonyme-77656, le 29 déc à 11:00

      Anonyme-77656
      Il faut plutôt dire arrêtons

      Il faut plutôt dire arrêtons de subventionner à coups de millions d'euros ces bandes de feignasses incompétentes qui croient travailler... Pas un pour rattraper l'autre...


      Coupons les vivres, qu'ils s'écrasent ridiculement et qu'on permette à d'autres société d'investir un peu ce marché qui pourrait être très très rentable, si il était bien géré (voire nos voisins...)



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:20

    Anonyme-77656
    Cela se passe en Afrique ? Non en France fin 2010 !!!

    Tout est dans le titre



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    • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:57

      Anonyme-77656
      Oui, dis comme ça, ca fait

      Oui, dis comme ça, ca fait peur!!! Et c'est avec nos impôt qu'on les subventionne... Ces incapables



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:26

    Anonyme-77656
    une fois 22 h, une autre 23,

    une fois 22 h, une autre 23, ensuite 24, 25, 26 et maintenant 28 heures de trajet (et non de retard, revoyez votre titre)

    mettez vous d'accord entre journalistes



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    • Anonyme-77656, le 29 déc à 16:45

      Anonyme-77656
      C'est bien 28h, il vous

      C'est bien 28h, il vous suffit de faire le calcul : le départ du train était prévu à 20h19, il est arrivé à 00h35 un jour après...

      Alexandra Gonzalez



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:34

    Anonyme-77656
    Vive le sensationnel

    Dans le titre :

    Strasbourg-Nice, 28 heures de retard


    Dans l'article :

    Strasbourg à Nice dimanche dernier, et qui est arrivé avec plus de quinze heures de retard.


    c'est pas beau d'augmenter le nombre d'heure de retard pour que ca fasse plus choc dans le titre



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    • Anonyme-77656, le 29 déc à 16:44

      Anonyme-77656
      Merci de votre remarque, vous

      Merci de votre remarque, vous avez raison, mais c'est une erreur, ce n'est pas du tout fait pour faire du sensationnalisme ! Il fallait en réalité mettre "28 heures de trajet"... Cela va être corrigé de suite.


      Merci.


      Alexandra Gonzalez



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:42

    Anonyme-77656
    La honte de la SNCF

    Le président de la SNCF, avec son salaire de plusieurs millions d'euros par ans, et ses directives données par Nicolas Sarkozy, doit mourir de honte devant ce fiasco d'une époque de haute technologie.

    Voilà où conduit le profit, les licenciements de salariés jugés toujours trop chers, le mépris pour les voyageurs (aucune information ou de faux renseignements, pas d'eau, pas de plateau repas, pas de couverture), qu'il s'agisse de canicule ou de neige les conditions de voyage en cas de problème sont toujours les mêmes : déplorables.

    Mais cela n'empêche pas Mr Pepy et le gouvernement d'augmenter encore une fois les tarifs de la SNCF : + 25% en quelques années !!

    La seule chose que savent faire les "contrôleurs" - le mot même veut tout dire - c'est vérifier votre ticket, ils s'en fichent de savoir si vous êtes bien installés, si vous avez besoin de quelque chose...

    Ce qui est arrivé là et à maintes reprises ailleurs est une honte, le système qui a mis cela en place est une honte.



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:43

    Anonyme-77656
    privatisation !

    à ceux qui nous mettent en garde ici contre la privatisation, j'ai envie de dire que la SNCF fonctionnaire nous montre içi ses capacités ; j'ai bien envie de tester la SNCF privatisée, ca ne peut pas être bien pire...



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 10:53

    Anonyme-77656
    SCANDALEUX

    C'est honteux de la part de la sncf de bout en bout. C'est innimaginable de lire ce récit et je plains vraiment ces pauvres gens. C'est scandaleux de la part d'une société de cette importance et autant subventionnée de fournir un service aussi minable. Coupons vite les subventions de ces incapables pour permettre à de nouvelles sociétés concurrente d'émmerger...



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 11:05

    Anonyme-77656
    Fonctionnariat

    Mais, malheureusement, c'est parce que la SNCF est un service au service de ses employés et non pas au service de ses clients que ces dysfonctionnements arrivent.

    Pas de sens du service client implique:

    - Mauvaise organisation des opérations (on s'en fout...)

    - Pas d'information (ces clients ne sont que des usagers et nous, personnel de la SNCF, sommes déjà bien brave de les transporter, nous n'avons pas, en plus, a les informer).


    Dans le prive, si un tel dysfonctionnement arrive, on perds ses clients. A la SNCF, qui a encore le monopole du transport de passager en France, on fait une enquête qui restera, comme les autres, dans un tiroir.


    Désolé, mais la seule solution pour éviter ces dysfonctionnement, c'est bien de privatiser le matériel roulant, c'est a dire la SNCF, le matériel fixe (les rails et gares) restant la propriété de l'Etat.


    Enfin, pour ceux qui réclament plus de fonctionnaires, si on sait mesurer l’efficacité d'un employé du prive, on est incapable de le faire pour un fonctionnaire. Avant d'en rajouter, assurons nous que ceux qui sont en place aient les moyens d’être réellement efficaces et mesurons cette efficacité.



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    • Anonyme-77656, le 30 déc à 01:11

      Anonyme-77656
      Je rigole

      Bonsoir.


      Voila un commentaire hilarant, du fait qu'il a été rédigé par quelqu'un qui ne connait pas le sujet (déjà, quand je lis que nous sommes fonctionnaires, j'hurle de rire) Bien sur, l'employé du privé à des pouvoir sur humains, il peut faire rouler un train pendant 12h de suite, il peut faire rouler un train en panne, il peut deviner ce qui se passera dans le futur, il peut éviter l'inévitable... A lui tout seul, l'employé du privé peut déblayer des kilomètres de voies, il peut aussi faire rouler un train électrique lors d'une rupture de caténaire, il peut gérer à lui tout seul 600 passagers... Bref, il peut tout faire! Et il est adorable, en plus! Ouais, bof, quand je vois que l'hôtesse d'accueil de ma banque m'a presque jeté dehors ce soir à 18h alors que je demandais réparation d'une erreur m'ayant couté 200€, j'ai du mal à croire que dans le privé, les salariés sont tous des anges (et je ne cite qu'un exemple, pour en prendre un autre, je me suis fait insulté par un chauffeur livreur à qui j'ai fait remarqué qu'il été garé sur une rue menant à un centre de secours...)

      Pareillement, quand je lis que la SNCF est à notre service et pas au service de ses "usagers", je rigole aussi... Vous concourez pour un spectacle comique?


      Par respect, dans l'optique ou vous avez été correctement éduqué, je me permet de vous suggérer l'abstention au lieu de la répandaison d'une haine basée sur des faits infondés.


      En revanche, je félicite France Soir pour l'exactitude du récit du déroulement. Nous savons bel et bien ce qui s'est passé à Belfort, pourquoi le collègue, que je connais très bien d'ailleurs, n'étais pas en relève le dimanche soir, il était chez lui suite à l'annulation de son train qu'il devait assurer de Lyon à Belfort et nul n'a songé à se préoccuper de la suite... Le Lyonnais qui est arrivé à Belfort pour conduire le train, je le connais aussi et il a demandé le changement de sa locomotive à Dijon, mais ce changement a été refusé.


      A bon entendeur...



      - Signaler un abus  
      • Anonyme-77656, le 30 déc à 11:04

        Anonyme-77656
        ils sont tranquilles les fonctionnaires

        ce brave fonctionnaire qui connait tout le monde, ben oui, c'est une grande famille la sncf, accuse qui en fin de compte, la sncf pour son incompétence , ou les voyageurs pour être resté dans un train en panne ( et que de pannes ) non chauffé, sans boisson, des toilettes.... bref passons, la sncf est au service des usagers car nous payons pour ce service et tout fonctionnaire que vous êtes sans les malheureux qui prennent le train vous n'auriez peut-être pas ce travail bien tranquille.



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 11:11

    Anonyme-77656
    Train de "l'enfer"

    a t-on encore le vrai sens des mots en employant le mot 'enfer" Ces personnes ont passé plus de temps dans le train que prévu.Oui c'est ennuyeux mais qu'ils se souviennent que de 1942 à fin 1944 ont été entassé dans des wagons à bestiaux sans sanitaires sans sièges des enfants des femmes et des hommes !Eux dont la destination finale était Auchwitz!! Alors un peu de mesure !Et puis à force de réduire le nombre d'employés ,la qualité de l'entretien ce n'est pas terminé! Refléchissez quand vous votez!



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  • Anonyme-77656, le 29 déc à 12:49

    Anonyme-77656
    c est surement a cause des congés

    a mon avis tous ce qui c est passé est du a du personnel parti en congés de fins d 'années et a un manque de remplacant

    peut etre qu il manqué des personnes a leur travail donc difficile de faire fonctionner un trani normalement

    cela dit bonne fete a tous le monde



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  • Anonyme-77656, le 10 Jan à 15:28

    Anonyme-77656
    SNCF Société Nourissant

    SNCF


    Société Nourissant Certains Feignants



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Publié : 29/12/10 - 10h34
Mis à jour : 29/12/10 - 16h42
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