Bien loin de Whirlpool, l'enseigne Mim liquidée avec 791 licenciements à la clé

Bien loin de Whirlpool, l'enseigne Mim liquidée avec 791 licenciements à la clé

Publié le :

Vendredi 28 Avril 2017 - 10:32

Mise à jour :

Vendredi 28 Avril 2017 - 10:44
©Eric Gaillard/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Pendant qu'Emmanuel Macron et Marine Le Pen échangeaient avec les salariés de Whirlpool à Amiens, c'est l'entreprise Mim (vêtements pour femmes à bas prix) qui était mise en liquidation judiciaire, entraînant le licenciement de 791 salariés. Le tout dans une relative indifférence, au moins en termes d'affichage, des deux finalistes de la présidentielle.

Mercredi 26, toute l'attention médiatique était portée sur le sort de Whirlpool, où 289 emplois directs sont menacés de disparaître avec la fermeture annoncée de l'usine d'Amiens pour mi-2018. Marine Le Pen et Emmanuel Macron s'étaient rendus devant les ouvriers en colère pour leur évoquer leur action pour éviter la casse sociale qui se prépare dans un département de la Somme déjà durement touché par le fléau.

Mais, dans le même temps, c'est une autre enseigne qui mettait définitivement la clé sous la porte avec comme conséquence pas moins de 791 salariés directement envoyés chez Pôle emploi. La chaîne de vêtements pour femmes Mim a été mis en liquidation judiciaire ce même mercredi par le tribunal de commerce de Bobigny. Seules 71 boutiques du groupe ont été conservées (avec 287 salariés) rachetées par le suisse Tally Weijl ou le français Etam. Les 162 autres magasins de Mim, eux, ont baissé directement le rideau et tous les employés sont licenciés.

Une offre de reprise des magasins par une coopérative de salariés (Scop) avait bien été proposée, avec même un soutien financier public confirmé par le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue, mais le tribunal a estimé que la proposition n'était pas suffisante pour garantir une viabilité de l'entreprise. Placée en redressement judiciaire en novembre 2016, Mim a cumulé 100 millions d'euros de dettes pour un stock de vêtement d'une valeur de 9 millions d'euros.

Créé en 1976, l'entreprise spécialisée sur l'entrée de gamme et les petits prix, a été rachetée en 2014 par Main Asia, un groupe basé à Hong Kong qui ne parviendra pas à maintenir des prix bas dans un contexte de concurrence accrue sur ce segment de marché. L'entreprise s'est alors rapidement effondrée.

Plusieurs salariés de Mim ont essayé d'alerter les candidats sur leur situation –Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Nathalie Artaud ont fait part de leur soutien– mais leur combat n'a pas pris médiatiquement. En cause probablement une grande dispersion des magasins sur le territoire par rapport à Whirlpool Amiens où l'ensemble des problèmes sont concentrés sur un même territoire, déjà durement touché qui plus est par la désindustrialisation.

Pas moins de 791 salariés se retrouvent directement à Pôle emploi.

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