Brexit: EDF maintient son projet à Hinkley Point, même dans un Royaume-Uni hors de l'Union européenne

Brexit: EDF maintient son projet à Hinkley Point, même dans un Royaume-Uni hors de l'Union européenne

Publié le 05/07/2016 à 14:15 - Mise à jour à 14:20
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Pour EDF, la construction des réacteurs EPR à Hinkley Point n'a pas de lien avec le maintien ou la sortie du Royaume-Uni de l'UE. L'entreprise publique élude pour l'instant les questions à ce sujet.

Cela aurait dû être un risque de coup d’arrêt pour EDF, il n’en sera finalement rien: malgré le Brexit, et donc la sortie à terme du Royaume-Uni de l’Union européenne, l’entreprise publique a annoncé ce lundi 4 qu’il n’y aurait pas de changement sur le projet des deux réacteurs d’Hinkley Point.

Le projet était pourtant décrié, alors même que la question du Brexit ne se posait pas encore: pour construire une telle installation, EDF va devoir débourser 16 milliards d’euros (le projet total coûte environ 21 milliards d’euros). Problème: EDF est déjà endetté à hauteur de 40 milliards d’euros. Des voix, notamment chez les syndicats, s’étaient élevés pour dénoncer une "aventure" qui n’allait pas arranger la situation budgétaire de l’entreprise.

Lors de la réunion du 4 juillet, le comité central d’entreprise d’EDF a refusé de rendre un avis sur le projet lors d’une réunion à caractère consultatif. Les représentants CGT, FO et CFE-CGC ont reproché à la direction de ne pas leur avoir fourni les éléments nécessaires pour pouvoir se prononcer.

Une action en référé a été engagée par les syndicats. L’audience est déjà prévue en septembre. Cependant la procédure n’étant pas suspensive, le projet va se poursuivre. Prochaine étape: l’aval du son conseil d’administration courant juillet qui devrait sonner le top départ des investissements sur le futur chantier. Il est même possible que le Brexit, loin de saper le projet, l’accélère: EDF pourrait vouloir s’assurer qu’aucun retour ne soit possible avant que n’arrive un nouveau gouvernement à Londres, suite à la démission de David Cameron, qui serait moins emballé par l’installation des réacteurs EPR à Hinkley Point.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Prochaine étape: l'aval du conseil d'administration en juillet.

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