CSG: les retraités (sauf les moins aisés) seront les grands perdants de la hausse de la cotisation

CSG: les retraités (sauf les moins aisés) seront les grands perdants de la hausse de la cotisation

Publié le 06/07/2017 à 17:43 - Mise à jour à 17:54
© PATRICK KOVARIK / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le gouvernement semble vouloir tenir bon sur la prochaine hausse de la CSG. Si les salariés devraient trouver des sources de compensation avec des baisses de cotisations, les retraités, eux, vont prendre de plein fouet la hausse de ce prélèvement. Du moins pour ceux qui le paie à taux plein.

Dans son discours de politique générale mardi 4 juillet, Edouard Philippe a annoncé plusieurs reports sur les prélèvements, sauf un: la hausse de la CSG qui semble bel et bien devoir se concrétiser rapidement. Le candidat l'avait promis, pour les actifs, elle sera indolore. Certes, le taux de ce prélèvement va augmenter mais certaines cotisations salariales vont baisser ce qui va compenser pleinement (en principe...) sur la feuille de paie l'inflation de la CSG.

Question: qu'en sera-t-il pour ceux qui paient une CSG mais n'ont pas nécessairement de cotisations en baisse pour rattraper le tout, à savoir les retraites? La réponse est connue: si les plus modestes échapperont à la baisse du pouvoir d'achat, les retraités plus aisés vont devoir mettre la main à la poche.

En principe, le taux de CSG pour les retraités est de 6,6% (contre 7,5% pour les salariés) pour ceux dont le revenu par part fiscale est de 14.375 euros (il est de 3,8% pour un revenu par part fiscale de 10.996 euros, ceux en-dessous sont purement et simplement exonérés de CSG). Le président a annoncé une hausse de 1,7 point qui fera donc passer le taux normal à 8,3%. Il a aussi dit que le taux réduit (3,8%), lui, resterait inchangé.

Or, pas d'échappatoire effectivement, ceux qui appartiennent à cette tranche vont devoir subir une hausse qui ne sera pas compensée. D'après les estimations, cela représente pour une pension mensuelle brute de 1.800 euros (complémentaires comprises) environ 350 euros par an. Le taux normal concerne environ 60% des retraités. Ils seront les vrais perdants (et quasiment les seuls si les promesses sur les cotisations salariales sont tenues) de la réforme d'Emmanuel Macron.

Si la modification prévue est votée dans les lois budgétaires qui seront discutées à l'automne, la mesure devrait être appliquée dès 2018.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Les retraités à taux plein sur la CSG vont encaisser de plein fouet la hausse annoncée.

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