L'Etat va vendre des actifs à hauteur de 10 milliards d'euros pour financer "l'innovation"

L'Etat va vendre des actifs à hauteur de 10 milliards d'euros pour financer "l'innovation"

Publié le :

Vendredi 07 Juillet 2017 - 17:53

Mise à jour :

Samedi 08 Juillet 2017 - 11:14
© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, l'avait laissé entendre mercredi. Son entourage le confirme vendredi. L'Etat va mettre sur le marché plusieurs de ses participations dans des entreprises pour essayer de lever 10 milliards d'euros de liquidités. Le but? Financer les projets d'innovation voulu par le gouvernement et Emmanuel Macron.

L'information a été confirmée ce vendredi 7 par l'entourage de Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. Le locataire de Bercy l'avait déjà évoqué deux jours plus tôt, mercredi 5. L'Etat devrait céder pour 10 milliards d'euros de participations afin de dégager rapidement le "cash" nécessaire pour financer des projets en lien avec l'innovation.

"Je ne cède pas des actifs pour renflouer les caisses de l'Etat. L'objectif est de trouver des financements pour l'innovation, car c'est la clé de demain" expliquait Bruno Le Maire mercredi 5 sur BFMTV. "J'assume le choix politique de transformation radicale de l'économie française où l'argent du contribuable est mieux placé dans le financement de l'innovation plutôt que dans la rente de certaines entreprises publiques" avait-il ajouté.

Ni le ministre, ni son entourage n'ont confirmé pour l'instant la nature exacte des actifs qui seraient ainsi liquidés. Bruno Le Maire a cependant donné un "indice" mercredi 5 en expliquant que le gouvernement devrait scruter "plus attentivement la gestion et les équilibres économiques des grandes entreprises publiques de l'énergie ou du transport pour garantir que ces entreprises publiques soient gérées de la meilleure façon possible". De même la destination précise des liquidités issues de ces cessions d'actifs n'a pas encore été confirmée mais le président de la République n'a jamais caché sa volonté de développer en France des "champions" nationaux dans le domaine du numérique ou des nouvelles technologies, des domaines où la France a, dans l'esprit du locataire de l'Elysée, raté le coche.

Hasard de l'Histoire –ou croyance sincère dans la nécessité de liquider des actifs– lorsqu'Emmanuel Macron était lui-même ministre de l'Economie il avait encadré plusieurs cessions de participations. Il avait participé à la privatisation des aéroports de Toulouse, Lyon, Nice (deux milliards d'euros) ou la vente de 13% de la participation de l'Etat dans Peugeot à la BPI (deux milliards d'euros). Il avait enfin supervisé en 2015 la vente des participations de l'Etat dans Safran.

Bruno Le Maire avait laissé entendre dès mercredi que le domaine des transports serait particulièrement concerné.


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