Immobilier - Pourquoi les tarifs des syndics ont-ils explosé?

Immobilier - Pourquoi les tarifs des syndics ont-ils explosé?

Publié le :

Vendredi 23 Février 2018 - 16:08

Mise à jour :

Vendredi 23 Février 2018 - 17:27
Selon une étude d'un courtier en syndic, le tarif des organismes de gestion de copropriétés se sont envolés entre 2017 et 2018. La faute, selon l'étude, à la loi Alur.
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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C'est une étude du courtier en syndic Syneval (relayée par le boursorama.com) qui annonce des résultats que vous avez probablement constatés si vous êtes propriétaires dans une grande agglomération. Selon l'établissement, le tarif des syndics professionnels s'est envolé entre 2017 et 2018. Et pour le courtier, l'élément principalement responsable de la hausse est bien identifié: la loi Alur entrée en vigueur en 2015.

Le dispositif impose en effet, pour améliorer la transparence des offres des syndics et améliorer la comparaison, l'utilisation d'un contrat-type limitant le nombre de prestations. Le nombre de prestations complémentaires facturables s'en est retrouvé limité. Or, les syndic ont gonflé leur forfait de base pour s'adapter à ces évolutions faisant exploser le tarif plancher dont doivent s'acquitter les copropriétaires.

Selon Syneval, les syndics facturent à Paris au minimum 4.085 euros TTC (2018) pour la gestion d'une copropriété contre 3.707 euros en 2017. Soit plus de 10% de hausse. En Ile-de-France, il faut désormais compter 3.406 euros contre 3.166 euros, soit une hausse de 7,6% assure l'auteur de l'étude. A Lyon, selon Syneval, c'est même une explosion de 20,6% du prix qui a été constaté.

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Et le phénomène touche plus intensément encore les "petites copropriétés", celle qui comprennent entre 10 et 20 lots. Le courtier en syndic estime que la loi Alur a entraîné une multiplication des dispositions obligatoires, allant de l'immatriculation des copropriétés, la création d'un extranet ou la mise en place d'un fonds pour travaux. Or, les petites copropriétés sont fortement impactés par cette hausse des frais, en partie fixes. A Paris, entre 2017 et 2018, la hausse sur les copropriétés de cette taille est vertigineuse: +23,2%.

Syneval reconnaît cependant que le dispositif Alur n'a pas que des mauvais côtés. Il permet ainsi de mettre en concurrence des syndics avec la possibilité de mettre une pression sur les tarifs proposés des prestataires. Du moins quand la phase de hausse actuelle sera terminée…  

Le tarif des syndics a explosé depuis un an.


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