Inquiétudes autour de la dette croissante des infrastructures ferroviaires françaises

Inquiétudes autour de la dette croissante des infrastructures ferroviaires françaises

Publié le :

Jeudi 15 Décembre 2016 - 15:30

Mise à jour :

Jeudi 15 Décembre 2016 - 15:32
©Chamussy/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Le régulateur du rail, l'Arafer, a fait état jeudi de "sa vive préoccupation sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau", le gestionnaire d'infrastructure ferroviaire, dont la dette devrait croître de 2 à 3 milliards d'euros par an. Des sources d'économies, ou de nouvelles dotations seraient nécessaires.

Le régulateur du rail, l'Arafer, a fait état jeudi 15 de "sa vive préoccupation sur le projet de budget 2017 de SNCF Réseau", le gestionnaire d'infrastructure ferroviaire, dont la dette devrait croître de 2 à 3 milliards d'euros par an.

"A l'examen des grands équilibres du projet, les efforts de productivité de SNCF Réseau demeurent beaucoup trop modestes pour mener à bien le redressement économique de l'entreprise ferroviaire", dont la dette dépassait 44 milliards d'euros au 30 juin et pourrait atteindre 48 milliards fin 2017, indique l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) dans un communiqué.

Ce redressement "exige des objectifs de performance d'une toute autre ampleur que celle envisagée dans le projet de budget pour 2017", affirme l'autorité.

Ainsi, "malgré l'objectif d'une maîtrise de l'endettement, (...) l'Arafer constate une nouvelle aggravation de la dette de SNCF Réseau, qui devrait continuer à augmenter de 2 à 3 milliards d'euros par an dans les années à venir. Cette situation fragilise SNCF Réseau, notamment si les taux d'intérêt remontent durablement", relève l'Arafer.

Le gendarme du rail "s'inquiète du désengagement financier de l'Etat" et l'incite "à revoir, dans le futur contrat de performance (attendu d'ici la fin de l'année, NDLR), les moyens et le niveau de son soutien financier".

Trois contrats de performance (un pour le groupe SNCF, un pour SNCF Réseau, et un pour l'opérateur SNCF Mobilités), inscrits dans la réforme ferroviaire de 2014, doivent fixer la trajectoire financière de la SNCF.

L'Arafer déplore que ces contrats ne soient toujours pas signés et estime que "l'absence persistante d'un cadre financier pluriannuel prive SNCF Réseau et l'Etat actionnaire d'outils de pilotage et de suivi exigeants (...) Il est urgent de conclure dans les meilleurs délais un contrat ambitieux, porteur de visibilité pour l'ensemble des acteurs du secteur ferroviaire".

"Les informations apportées par SNCF Réseau suite aux questions de l'Arafer ne sont pas suffisamment détaillées pour permettre au régulateur d'apprécier les efforts de productivité réalisés en 2016, ni, par conséquent, la pertinence de l'effort prévu pour 2017", regrette encore l'Arafer.

Des prévisions budgétaires ont été présentées aux organisations syndicales mercredi lors du comité central du groupe public ferroviaire. Celles-ci ont émis un avis négatif, seulement consultatif. Pour 2016 comme pour 2017, le chiffre d'affaires de SNCF Réseau est attendu à 6,4 milliards d'euros.

 

La dette du gestionnaire des infrastructures ferroviaires va croître de 2 à 3 milliards par an.

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