Marges sur les produits bio: l'UFC - Que choisir s'attaque à la grande distribution qui répond

Bataille de chiffres

Marges sur les produits bio: l'UFC - Que choisir s'attaque à la grande distribution qui répond

Publié le :

Mercredi 30 Août 2017 - 11:58

Mise à jour :

Jeudi 31 Août 2017 - 10:24
Une enquête de l'UFC - Que choisir dévoilée mardi dénonce les marges "indigentes" de la grande distribution sur les fruits et légumes bio qui empêcheraient le développement du secteur. La profession a répondu en remettant en cause la valeur des chiffres avancés.
©IanDKeating/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les fruits et légumes bio coûtent en moyenne 79% plus chers que les produits "conventionnels". Le prix de la qualité peuvent se dire les consommateurs. En partie seulement car selon l'enquête de l'UFC - Que choisir dévoilée mardi 29, ce serait aussi pour beaucoup les marges réalisées par les enseignes qui seraient responsable de cet écart. L'association de consommateurs n'hésite pas à parler d'une offre "indigente (...) qui réduit l’accès au bio et pénalise son développement".

Dans le détail, le surcoût engendré par les impératifs de la production bio ne représenterait qu'un peu plus de la moitié (54%) de la différence de prix entre bio et non-bio. Les 46% restant vont directement gonfler les marges de la grande distribution.

"En moyenne les marges brutes sur les fruits et légumes sont deux fois plus élevées (+ 96 %) en bio qu’en conventionnel" , relève l'enquête. L'association note également que ce sont -sans surprise- sur les produits les plus consommés que cette marge est la plus importante. Elle atteint  +145% pour la tomate et +163% pour la pomme.

"Au global, la stratégie de marge de la grande distribution –à la justification économique obscure– aboutit à renchérir de 135 euros le panier bio annuel d’un ménage" tance l'UFC - Que Choisir. Une politique d'autant plus critiquable que l'argument du bio "accessible à tous" est largement utilisé par le secteur.

Mais cette étude est largement critiquée par la grande distribution. Elle "est totalement partiale et ne reflète pas la réalité du marché", elle "repose sur une série d'approximations méthodologiques qui lui enlèvent toute portée concrète", a réagi la fédération représentant la grande distribution française (FCD) dans un communiqué.

Ainsi "contrairement aux conclusions de cette étude, le taux de marge brute sur les fruits et légumes bio est en moyenne équivalent à celui pratiqué sur les fruits et légumes conventionnels", indique la FCD.

La Fédération du Commerce et de la Distribution a remis en cause la valeur de cette étude.

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