Sortir du nucléaire c'est possible, mais cela coûte 217 milliards d'euros selon l'Institut Montaigne

Sortir du nucléaire c'est possible, mais cela coûte 217 milliards d'euros selon l'Institut Montaigne

Publié le 14/03/2017 à 08:48 - Mise à jour à 08:52
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Les deux principaux candidats de gauche proposent une sortie du nucléaire ferme et définitive. L'Institut Montaigne s'est penché sur la facture à régler d'un choix coûteux mais pas formellement impossible. Résultat: une estimation de 217 milliards d'euros de dépenses directes et indirectes.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon l'annoncent sans détour, s'ls sont élus la France sortira du nucléaire à n'importe quel prix, tout en reconnaissant qu'une telle transition s'inscrira dans la durée (le candidat du PS parle ainsi d'un projet sur 25 ans). C'est justement de prix dont il est question dans le rapport publié par l'Institut Montaigne. Le think tank libéral s'est en effet attelé à la tâche particulièrement difficile de chiffrer le coût pour la France d'une sortie de l'atome.

Et l'institut avance un chiffre précis (et colossal): sortir du nucléaire est une chose possible moyennant 217 milliards d'euros à mettre sur la table sur l'ensemble de la période de transition, soit approximativement 10% du PIB annuel dans la situation actuelle.

Le chiffre est complexe à évaluer, et le think tank reconnaît lui-même que certaines données sont à prendre avec prudence. La somme comprend quatres composantes: la première représente le coût cumulé jusqu'en 2035 du démantèlement des centrales existantes, le deuxième les investissements nécessaires pour mettre à niveau les autres sources d'énergies (notamment les renouvelables) pour qu'elles puissent se substituer à l'atome, la troisième représente l'indemnisation qu'il faudra verser à EDF qui se verra imposer cette décision politique. Et le quatrième est le manque à gagner pour la balance commerciale française, le temps de l'adaptation. Les experts admettent que ces facteurs, restent complexes à prévoir et sujets à des fluctuations.

L'estimation a d'ailleurs déjà été critiquée par les deux candidats qui jugent qu'elle escamote –à dessein– certaines dépenses faites actuellement pour maintenir l'atome en France (comme les coûts de prolongation des centrales) qui disparaîtraient si la France renonce au nucléaire, ce qui allégerait d'autant la facture finale.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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Le coût du démantèlement des installations restera une charge pendant une vingtaine d'années.

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