Travail dominical aux Galeries Lafayette: la porte n'est pas fermée à un accord

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Travail dominical aux Galeries Lafayette: la porte n'est pas fermée à un accord

Publié le :

Mercredi 04 Mai 2016 - 19:14

Mise à jour :

Mercredi 04 Mai 2016 - 19:24
Si les syndicats n'ont encore rien signé, la porte n'est pas fermée à un accord sur le travail le dimanche aux Galeries Lafayette parisiennes. Au BHV-Marais (groupe Galeries Lafayette) un accord a déjà été obtenu sur ce sujet.
©Charles Platiau/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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La porte n'est pas encore fermée à un accord sur le travail dominical au magasin du boulevard Haussmann des Galeries Lafayette, même si aucun syndicat n'a pour l'instant signé ce texte, au contraire de celui proposé au BHV-Marais (groupe Galeries Lafayette), a-t-on appris ce mercredi 4 de sources syndicales. Aux Galeries Lafayette, la direction s'est dite prête à revoir la CFE-CGC qui, comme tous les autres syndicats, n'a pas signé l'accord proposé, a déclaré à l'AFP Jacques Biancotto, président de la CFE-CGC commerce et services. "La porte n'est donc pas fermée", pour autant que la direction revoie "nos propositions", a-t-il ajouté.

Pour disposer d'un accord valable (signé par des syndicats représentant plus de 30% des voix aux élections professionnelles), sauf opposition d'autres syndicats, la direction a besoin de la signature de la CFE-CGC et de la CFTC, qui n'a pas non plus signé. Sollicitée par l'AFP, la direction des Galeries Lafayette n'a fait "aucun commentaire". M. Biancotto a précisé que son syndicat (28% des voix) avait fait 16 propositions à la direction concernant cet accord et que "seules cinq" avaient été retenues. Des "incertitudes persistent" sur plusieurs points, "on ne signe pas un chèque en blanc", a-t-il ajouté.

Il a fait observer que la CFE-CGC avait en revanche signé le texte proposé au BHV-Marais, où des "avancées" ont été obtenues. Le projet d'accord qui devait permettre l'ouverture dominicale du magasin amiral des Galeries Lafayette, négocié depuis février, était soumis à signature jusqu'à mardi 3 au soir. Comme prévu, la CGT, le SCID et FO, opposés au travail du dimanche, ne l'ont pas signé. "A la date-butoir, il n'y a pas d'accord valable", a observé Fouzia Es Salmi (CGT). "Les Galeries Lafayette ne sont pas prêtes d'ouvrir le dimanche (...) (Le score est de) syndicats 5, Galeries 0", s'est réjoui le SCID, par ailleurs assigné en justice par la direction qui conteste sa représentativité depuis qu'il s'est désaffilié de la CFDT. Au BHV-Marais, où les salariés s'étaient pourtant exprimés en novembre, à une courte majorité, contre un premier projet d'accord, des négociations s'étaient rouvertes fin mars. Le texte a été signé mardi par la CFE-CGC et Sud-Solidaires BHV, qui l'a jugé "plus intéressant" que celui des Galeries Lafayette. La CGT et la CFTC ont huit jours, le cas échéant, pour faire opposition.

Dans les deux cas, les projets d'accord distinguent les salariés travaillant habituellement la semaine et occasionnellement le dimanche, et ceux de fin de semaine, embauchés spécifiquement à temps partiel (une centaine prévue aux Galeries, 150 au BHV). Aux Galeries Lafayette, pour les premiers, les dimanches travaillés - plafonnés à sept par an - seraient majorés de 100% (payés double) et assortis d'une récupération. Pour les seconds, embauchés spécifiquement, les heures du dimanche seraient aussi majorées de 100%, mais sans récupération. Au BHV, l'accord conclu pour trois ans prévoit un plafond de 15 dimanches travaillés (payés doubles et avec récupération) par an pour les salariés travaillant habituellement la semaine. Pour ceux de fin de semaine, les 15 premiers dimanches seront majorés de 100%, les suivants de 50%, sans récupération.

Le texte prévoit aussi un engagement de la direction à ne pas fermer trois magasins en région parisienne et à Lyon pendant la durée de l'accord, ainsi que la suppression de la nocturne hebdomadaire, a précisé François Le Menuet (Sud-Solidaires BHV). Aux Galeries Lafayette, parmi les points qui bloquent pour la CFE-CGC, figurent des incertitudes sur les horaires d'ouverture ou sur les personnels concernés par les astreintes le dimanche.

Les projets d'accord distinguent les salariés travaillant habituellement la semaine et occasionnellement le dimanche, et ceux de fin de semaine, embauchés spécifiquement à temps partiel.

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