Travail dominical à la Fnac: "un recul social majeur", selon les syndicats opposés

Travail dominical à la Fnac: "un recul social majeur", selon les syndicats opposés

Publié le :

Mardi 12 Juillet 2016 - 16:05

Mise à jour :

Mardi 12 Juillet 2016 - 16:06
©Philippe Huguen/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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L'accord sur le travail dominical à la Fnac s'est heurté lundi à l'opposition des syndicats CGT, SUD et FO qui ont déposé leur véto à cette mesure. Pour eux, "la remise en cause du seul jour de repos commun et l’extension possible des horaires de travail jusqu’à minuit sont un recul social majeur aux multiples conséquences".

Les syndicats CGT, SUD et FO de la Fnac, qui ont mis leur veto à l'accord sur le travail dominical et en soirée conclu au sein de l'enseigne, expliquent ce mardi 12 leur position par le "recul social majeur" que constitue pour eux le travail dominical. "La remise en cause du seul jour de repos commun et l’extension possible des horaires de travail jusqu’à minuit sont un recul social majeur aux multiples conséquences pour des salariés déjà soumis à une importante flexibilité horaire", écrivent les trois syndicats dans un communiqué commun.

La CGT, SUD et FO ont exercé en fin de semaine dernière leur droit d'opposition après la signature formelle de l'accord le 5 juillet par les syndicats CFTC, CFDT et CFE-CGC. Une décision qualifiée lundi de "position dogmatique" par l'enseigne de biens culturels qui comptait sur cet accord pour ouvrir tous les dimanches ses magasins situés dans les zones touristiques internationales (ZTI) créées par la loi Macron d'août 2015. Pour les trois syndicats, le travail dominical met "en danger la santé des salariés, l’équilibre vie professionnelle, vie privée et citoyenne". "Une fois de plus, les femmes vont être les plus touchées par cette flexibilité imposée", soulignent-ils aussi.

Concernant l'accord à la Fnac, CGT, SUD et FO font valoir que son coût "sera directement répercuté sur les conditions de travail des salariés, et sur un défaut d’augmentation des salaires". Ils dénoncent aussi l'accentuation des "inégalités salariales" avec la création de "deux types de travailleurs (ceux qui travailleraient le dimanche et les autres, NDLR) dont la rémunération et les conditions de travail vont être diamétralement opposées". "L’accord ne permet ni de garantir le respect du principe du volontariat, ni le droit à une vie de famille normale", concluent les trois syndicats, qui rappellent aussi le "lobbying" du pdg de l'enseigne Alexandre Bompard au printemps 2015 "auprès du Sénat".

Alors que le projet de loi Macron était examiné au Sénat, un amendement autorisant les commerces de détail de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical avait été adopté, avant d'être repoussé par l'Assemblée nationale. Dans leurs courriers d'opposition, consultés par l'AFP, les trois syndicats soulignent que cet amendement est "révélateur des intentions de la direction, tant en termes de volontariat que de rémunération".

 

Les syndicats CGT, SUD et FO de la Fnac ont mis leur veto lundi à l'accord sur le travail dominical.

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