VTC: appel à relancer les blocages, en particulier à Orly

VTC: appel à relancer les blocages, en particulier à Orly

Publié le :

Samedi 17 Décembre 2016 - 15:22

Mise à jour :

Samedi 17 Décembre 2016 - 15:23
Malgré le communiqué de Uber assurant vouloir engager la discussion, les représentants d'Unsa-VTC et Capa-VTC ont appelé les chauffeurs à reprendre les blocages, prenant les déclarations de la plateforme américaine pour une "tentative de gagner du temps".
©Bastien Inzaurralde/AP/SIPA
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Deux organisations à l'origine de la mobilisation des VTC contre les plateformes de réservation depuis jeudi 15 ont appelé ce samedi 17 à de nouvelles actions, en particulier le blocage de l'accès à l'aéroport d'Orly, a constaté une journaliste de l'AFP.

Devant plusieurs dizaines de chauffeurs en grève réunis à la porte Maillot à Paris, des représentants d'Unsa-VTC et de Capa-VTC ont sonné la fin de la trêve de 24 heures décidée la veille. Estimant que la plateforme Uber se "moquait" d'eux et cherchait à "gagner du temps", ils ont appelé à de nouveaux "blocages".

Vendredi 16, la plateforme américaine a finalement annoncé par voie de presse avoir accepté de rencontrer les représentants des chauffeurs de VTC en grève depuis jeudi 15.

Mais "Uber ne nous a pas contactés, contrairement à ce qu'ils ont publié", a indiqué Capa-VTC dans un communiqué, un représentant de l'Unsa lisant pour sa part devant les manifestants un mail d'Uber reçu ce samedi matin.

"Uber, c'est des petits malins. A 11h30, ils nous ont envoyé un mail qui dit +arrêtez tout, on s'appelle pour essayer de discuter+, Uber se moque de nous", a déclaré au mégaphone Sayah Baaroun, porte-parole de l'Unsa-VTC.

"Uber veut gagner encore du temps" et "choisir ses interlocuteurs", a estimé de son côté Hassan Benbarak, de Capa-VTC. Il a déploré qu'Uber ait proposé vendredi soir dans son communiqué de presse une table-ronde sectorielle avec l'ensemble des acteurs, et non avec les deux seuls syndicats ayant organisé la mobilisation depuis jeudi.

Il a prévenu que "les franciliens auront de graves problèmes sur les aéroports et les gares". "A partir de lundi, on bloquera les locaux d'Uber", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Uber a appelé à "l'apaisement" et a dit rester "ouvert à la discussion" avec les organisations en vue d'une "table-ronde".

Elle a également dénoncé des "violences" survenues dans la nuit de vendredi à samedi entre chauffeurs grévistes et non-grévistes.

Le gouvernement avait demandé vendredi à Uber d'engager des discussions avec l'ensemble des organisations syndicales.

Les manifestants dénoncent "l'humiliation" que leur feraient subir les plateformes de réservation, en pratiquant une politique tarifaire jugée défavorable aux chauffeurs.

 

Deux syndicats de représentants de chauffeurs VTC ont appelé à poursuivre les blocages malgré les déclarations d'Uber.


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