"Brexit": David Cameron croit à un accord

Optimiste

"Brexit": David Cameron croit à un accord

Publié le :

Samedi 13 Février 2016 - 17:51

Dernière mise à jour :

Samedi 13 Février 2016 - 17:57
A l'occasion d'un déplacement en Allemagne, le Premier ministre britannique David Cameron s'est dit vendredi optimiste quant aux chances d'un accord permettant à son pays de rester dans l'Union européenne. "J'ai toujours été confiant dans le fait qu'ensemble, nous pouvons obtenir les réformes qui répondent aux attentes britanniques et fonctionnent aussi pour l'Europe entière", a-t-il par ailleurs déclaré.
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©Stefan Wermuth/Reuters
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Le Premier ministre britannique David Cameron a dit vendredi 12 février au soir croire aux chances d'un accord permettant à son pays de rester dans l'Union européenne, tandis que la chancelière allemande Angela Merkel réaffirmait vouloir empêcher un "Brexit". S'il ne devait y avoir aucun accord, "alors, je n'exclus rien. Mais je crois que nous le pouvons - et si nous le faisons, je crois que nous pouvons gagner ce référendum et ce sera bon pour la Grande-Bretagne, bon pour l'Allemagne et bon pour l'Europe entière", a déclaré le dirigeant britannique lors d'un banquet à Hambourg (nord de l'Allemagne) en compagnie de la chancelière.

"En ce qui concerne la place de la Grande-Bretagne dans l'Europe, j'ai toujours été confiant dans le fait qu'ensemble, nous pouvons obtenir les réformes qui répondent aux attentes britanniques et fonctionnent aussi pour l'Europe entière", a ajouté David Cameron. "La Grande-Bretagne a toujours été un pays qui tend la main", a-t-il insisté. "Et je n'ai jamais voulu couper les ponts et nous retirer du monde", a martelé le chef de gouvernement, qui doit organiser prochainement un référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'UE. "Je souhaite que le Royaume-Uni soit, et reste, un membre actif d'une Union européenne qui réussit", a déclaré de son côté Angela Merkel. "C'est dans l'intérêt de l'Allemagne et, je crois, aussi dans l'intérêt britannique et dans celui de toute l'UE", a-t-elle ajouté.

David Cameron est engagé dans un marathon diplomatique pour convaincre des partenaires européens d'appuyer ses demandes de réformes lors du sommet des 18 et 19 février à Bruxelles, et éviter une sortie du Royaume-Uni de l'UE, un "Brexit". Le préaccord dévoilé la semaine dernière par le président du Conseil européen Donald Tusk pour éviter une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE met sur la table un "frein d'urgence" pour que Londres puisse supprimer des aides sociales aux travailleurs intra-européens, et des garanties que la City ne pâtira pas d'un renforcement de l'euro. La suppression des aides concernerait en particulier le million de travailleurs polonais vivant en Grande-Bretagne

A l'issue d'une rencontre vendredi à Berlin avec Angela Merkel, la Première ministre polonaise Beata Szydlo a jugé "pour l'essentiel acceptable" ce compromis, insistant sur le "respect" des droits des salariés polonais en Grande-Bretagne.

La question du Brexit devait également être au menu d'un dîner vendredi soir à Paris entre le président François Hollande et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

 

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

David Cameron tente de convaincre ses partenaires européens d'appuyer ses demandes de réformes.