Brexit: l'économiste en chef de la Banque d'Angleterre reconnaît avoir été trop pessimiste

Brexit: l'économiste en chef de la Banque d'Angleterre reconnaît avoir été trop pessimiste

Publié le :

Vendredi 06 Janvier 2017 - 13:52

Mise à jour :

Vendredi 06 Janvier 2017 - 13:55
La croissance et l'activité économique du Royaume-Uni depuis le Brexit n'ont pas connu le ralentissement qu'annonçait la Banque d'Angleterre. Son économiste en chef Andy Haldane a reconnu une erreur qui s'inscrit selon lui dans la "crise" que traverse la profession de prévisionniste.
©Chris J. Ratciffe/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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L'économiste en chef de la Banque d'Angleterre (BoE) Andy Haldane a reconnu avoir été trop pessimiste dans ses prévisions sur les conséquences immédiates du vote pour le Brexit, en évoquant une crise plus générale du métier de prévisionniste.

"Nous avions prévu un net ralentissement de l'économie qui ne s'est pas produit, comme tous les autres, presque tous les autres principaux prévisionnistes", a déclaré M. Haldane jeudi 5 au soir lors d'une conférence organisée par le centre de recherche Institute for Government.

Il a estimé que la bonne performance de l'économie britannique ces derniers mois constituait une "surprise", en admettant que sa profession s'était régulièrement trompée ces dernières années, en particulier en ne voyant pas venir la crise financière de 2008. "Il est exact de dire que la profession est dans une certaine mesure en crise", a-t-il dit.

L'économiste était interrogé sur le fait de savoir pourquoi la BoE avait prédit des temps difficiles pour l'économie britannique tout de suite après le vote pour le Brexit, ce qui ne s'est finalement pas produit.

L'activité dans le pays fait preuve d'une grande résistance depuis le référendum de fin juin, si bien que la croissance du produit intérieur brut devrait vraisemblablement dépasser 2% en 2016, même si les économistes et les pouvoirs publics s'attendent à un trou d'air en 2017.

"Est-ce que nous pensons que (le climat économique actuel) va durer? Je dirais qu'il est raisonnable de penser que cette année pourrait être en quelque sorte plus difficile pour les consommateurs que l'an passé", a-t-il expliqué.

Non seulement le pouvoir d'achat des ménages pourrait souffrir de la poussée de l'inflation consécutive à la chute de la livre, mais les entreprises seront susceptibles d'hésiter avant d'embaucher et d'investir du fait des incertitudes associées aux négociations sur le Brexit, dont le lancement est attendu d'ici fin mars.

 

Le Brexit n'a pas provoqué la crise prévue en 2016, mais un "trou d'air" reste attendu en 2017.


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