Crise dans le Golfe: l'embargo diplomatique peut-il mettre en danger le Mondial-2022 au Qatar?

Crise dans le Golfe: l'embargo diplomatique peut-il mettre en danger le Mondial-2022 au Qatar?

Publié le :

Vendredi 16 Juin 2017 - 10:10

Mise à jour :

Vendredi 16 Juin 2017 - 10:19
©Photo AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Après que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn aient rompu leurs liens avec le Qatar le 5 juin dernier, de nouvelles inquiétudes d'ordre économique et sportif ont pointé. La scène sportive internationale s'inquiète pour la Coupe du monde 2022. Mais le directeur exécutif du comité d’organisation a tenu à rassurer tout le monde jeudi.

Le Qatar, riche pays gazier du Golfe à la politique étrangère controversée, traverse depuis plusieurs jours une crise diplomatique sans précédent. Accusé par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, et d'autres alliés, de "soutien au terrorisme", l'émirat a vu ses frontières terrestres et aériennes avec ces pays se fermer: interdiction d'espaces aériens, restrictions commerciales et pour les déplacements de personnes…

Sur la scène internationale, plusieurs puissances -dont les Etats-Unis et la Turquie- se sont inquiétées de voir se mettre en place un blocus, qui étoufferait économiquement le Qatar. "Techniquement, cela n'est pas un blocus. Le Qatar peut importer et exporter des biens quand il veut. Ils ne peuvent juste pas utiliser nos eaux territoriales", s'est défendu mardi 13 le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir, lors d'une visite à Washington.

Cette crise, et toutes les entraves économiques qui en découlent, soulève un autre problème: celui de l'organisation de la Coupe du monde de football en novembre et décembre 2022 (dont la finale devrait avoir lieu le 18 décembre). Mais jeudi 15, Ghanim al-Kuwari, le directeur exécutif du comité d’organisation, a assuré que, pour le moment, il n'y avait "aucun impact négatif sur la préparation" de la compétition.

Les travaux de construction de stades et des autres infrastructures (centres d'entraînement, hôtels pour accueillir les supporters du monde entier, transports…), qui avaient déjà beaucoup de retard, ne seraient donc pas impactés.

"Nous avons trouvé des sources d’approvisionnement alternatives. Et nous fabriquons désormais une partie des matériaux dans le pays" a expliqué Ghanil al-Kuwari à la presse, déclarant aussi que 45% du travail avait déjà été accompli. Pour limiter le retard, en février, le ministère des Finances du Qatar avait avoué dépenser 500 millions de dollars par semaine (soit 468 millions d'euros). Ce qui a vraisemblablement été efficace puisqu'à cinq ans du début de la compétition, il ne reste qu'un peu plus de la moitié du chemin à parcourir.

Les travaux de construction de stades du Mondial-2022, qui avaient déjà beaucoup de retard, ne seront pas impactés par la crise dans le Golfe.

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