Polémique: l'ex-président de la Commission européenne recruté par la banque d'affaires Goldman Sachs

Nouveau job

Polémique: l'ex-président de la Commission européenne recruté par la banque d'affaires Goldman Sachs

Publié le :

Samedi 09 Juillet 2016 - 11:33

Mise à jour :

Samedi 09 Juillet 2016 - 11:39
L'ancien homme fort de l'Union européenne se fait débaucher par le privé, chez Goldman Sachs, une banque d'affaires dont le rôle qu'elle a pu jouer dans la faillite de la Grèce est particulièrement décrié. Une nouvelle qui crée un malaise dans les institutions de l'UE.
©European People's Party/Flickr
PARTAGER :

Auteur(s) : La rédaction de FranceSoir.fr

-A +A

Ce n’est pas vraiment une excellente publicité pour la Commission européenne et son président Jean-Claude Juncker. La banque d’affaires décriée Goldman Sachs a en effet annoncé ce vendredi 8 avoir une nouvelle recrue parmi ses effectifs: José Manuel Barroso, soit ni plus ni moins que l’ancien président de la Commission européenne. Il occupera le poste de conseiller et de président non exécutif des activités internationales de l’établissement.

Son embauche intervient alors que la banque doit se préparer aux conséquences du Brexit qui représente un risque réel pour les établissements bancaires internationaux. Goldman Sachs International, dont M. Barroso devrait prendre la présidence, a justement son siège à Londres. Et, comme toutes les banques installées sur le territioire britannique, Goldman Sachs International pourrait perdre son "passeport européen", cet agrément qui permet aux banques d’offrir sans barrières leur service sur à tous les pays membres de la l’Union européenne.

Et José Manuel Barroso assume sans détour que son embauche est en partie liée à sa capacité de négociation pour que le Royaume-Uni, qui doit en théorie quitter l’UE, puisse continuer à bénéficier de faveurs: "Evidemment, je connais bien l’UE et relativement bien aussi l’environnement britannique. Si mes conseils peuvent être utiles dans de pareilles circonstances, je suis prêt à aider", a t-il déclaré au Financial Times.

Autre source d’embarassement pour l’UE: l’ex-président de la Commission, qui a dû gérer la crise financière des années 2007-2011/2012, se fait finalement recruter par la banque qui avait aidé l’Etat grec à masquer son déficit, de manière particulièrement trouble, pour rester dans la zone euro.

Un "recasage" qui ne va donc pas améliorer l’image des institutions européennes, d’autant qu’il y a déjà quelques semaines, Nelly Kroes, ancienne commissaire à la concurrence puis au numérique sous Barroso, avait déclenché la polémique en rejoignant la société Uber…

 

Auteur(s) : La rédaction de FranceSoir.fr

José Manuel Barroso admet volontiers que son carnet d'adresses à influer son recrutement.

Sur le même sujet, la rédaction vous propose:


Commentaires

-