Victoire de Trump: Facebook et Google s'en prennent aux faux sites d'information

Victoire de Trump: Facebook et Google s'en prennent aux faux sites d'information

Publié le :

Mercredi 16 Novembre 2016 - 11:13

Mise à jour :

Mercredi 16 Novembre 2016 - 11:28
©Flickr Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Facebook et Google ont été accusés d'avoir contribué à l'élection de Donald Trump, en laissant des sites diffuser des informations erronées. Mardi, les géants d'Internet ont décidé de couper leurs revenus publicitaires.

Accusés d'avoir joué un rôle dans la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle, Facebook et Google ont décidé de riposter, et leur angle d'attaque n'est autre que l'argent. En effet, mardi 15 les géants du web ont pris des mesures pour priver de revenus publicitaires les faux sites d'information.

Durant l'élection présidentielle américaine, des informations erronées ont circulé en ligne sur Facebook et Google. Après de nombreuses critiques et une remise en question par plusieurs médias,  ils ont décidé d'agir afin d'affaiblir les sites "de fausses informations".

Le patron de Google, Sundar Pichai a reconnu "plusieurs incidents", dans une interview à la BBC. Il a admis que des informations erronées ont circulé, "et nous n'avons pas pris les bonnes décisions", a t-il expliqué, avant d'ajouter, "C'est donc un moment d'apprentissage pour nous et nous allons vraiment travailler pour régler ça".

Max Read, journaliste au New York Magazine (lien en anglais), a détaillé toutes les fausses informations ayant circulées sur le réseau social Facebook, dans un article intitulé "Donald Trump a gagné à cause de Facebook". Des publications qui ont été partagées en masse et qui d'après lui ont influencé l'opinion publique.

Parmi les informations biaisées qui ont circulé, certaines annonçaient que le pape François "soutenait Donald Trump", ou encore qu'Hillary Clinton appelait "à la guerre civile si Trump était élu". Des erreurs d'autant plus importantes qu'un Américain sur deux utilise Facebook comme source d'information, selon une étude citée par le New York Times (lien en anglais).

Mais le patron de Facebook Marck Zuckerberg est resté prudent. "Identifier la vérité est compliqué", a-t-il annoncé. Pour lui"il est dingue de croire que les fausses informations publiées sur Facebook ont pu influencer le résultat de l'élection", a-t-il déclaré, précisant dans un message publié sur son profil que "99% de tout ce que les gens voient sur Facebook est authentique. Seuls une minorité sont des articles mensongers".

Le sujet est polémique, y compris parmi les salariés des géants de ces géants du numérique. Selon BuzzFeed, des dizaines d'employés de Facebook se sont retrouvés pour évoquer ce sujet, et discuter du rôle du réseau social dans la diffusion de fausses informations ayant contribué à la victoire du milliardaire.  

 

Parmi les informations biaisées qui ont circulé, certaines annonçaient que le pape François "soutenait Donald Trump", ou encore qu'Hillary Clinton appelait "à la guerre civile si Trump était élu".


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