Windows 10: l'utilisatrice n'en voulait pas, Microsoft doit lui verser 10.000 dollars de dédommagements

Windows 10: l'utilisatrice n'en voulait pas, Microsoft doit lui verser 10.000 dollars de dédommagements

Publié le :

Mardi 28 Juin 2016 - 11:27

Mise à jour :

Mardi 28 Juin 2016 - 11:59
©Pixabay
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Le dernier système d'exploitation de Microsoft se charge très facilement sur un ordinateur. Trop facilement apparemment. Une Californienne a réussi à obtenir un dédommagement en justice pour une mise à jour qu'elle ne désirait pas.

Depuis juillet 2015, Windows 10 continue son expansion et concerne déjà 300 millions de PC, selon les chiffres de Microsoft. La migration demeure en effet gratuite jusqu’en 2016 pour ceux qui ont un ordinateur compatible avec cette nouvelle version. Une procédure tellement simple qu’elle se fait parfois sans que l’on s’en rende vraiment compte. Ce qu’une Californienne, Teri Goldstein, n’a pas vraiment accepté, ce qu'elle a fait savoir devant les tribunaux.

En effet, selon ses déclarations, sans qu’elle le souhaite explicitement, son ordinateur a téléchargé la nouvelle version de l’OS. Ce qui a provoqué dans la foulée le plantage de l’ordinateur, prétend la femme qui dirige une agence de voyage. La plaignante a demandé des dommages et intérêts pour pouvoir remplacer son ordinateur mais, aussi, compenser les pertes d'argent liées à la paralysie de son outil de travail pendant plusieurs jours, issue de problèmes que le service client de Microsoft n’a pas su résoudre.

Condamné en première instance, Microsoft a fait appel mais a finalement abandonné la procédure. La peine prononcée lors du premier procès a donc été appliquée: 10.000 dollars (un peu plus de 9.000 euros) de dédommagement pour Teri Goldstein.

Une affaire qui pourrait amener le géant américain à revoir sa stratégie d’expansion de Windows 10. Le 1er février dernier, Microsoft avait en effet changé le statut de la mise à jour d'un OS à un autre "d'optionnelle" à "recommandée" ce qui, dans certains cas, peut entraîner un téléchargement et une migration automatique. De quoi prendre le risque de plaintes d’utilisateurs, généralement habitués à des messages plus explicites de migration, qu’ils peuvent refuser ou reporter à plus tard, le temps de mieux s’informer sur le nouvel OS proposé.

 

Microsoft a renoncé à faire appel dans cette affaire.

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