F.S. Comment jugez-vous le début de saison de votre équipe ?
F.G. Nous n'avons qu'un match à Biarritz. Malheureusement, on a perdu sans ramener le point de bonus défensif. Difficile d'être satisfait de cette première rencontre. L'équipe a avant tout besoin de résultats. Elle a une marge de progression importante et il ne faut pas perdre de temps en route. Au calendrier, on a de grosses écuries qui arrivent et ça va être difficile, notamment contre le Racing Métro.
F.S. Comment abordez-vous ce prochain match ?
F.G. C'est une équipe très puissante, très solide, qui a déjà gagné à Brive lors de la première journée et qui a l'air, sans forcer son talent, de gagner en faisant déjouer les adversaires. On s'attend à un match difficile. Chaque rencontre est une épreuve différente. Le Racing ne joue pas comme Biarritz, il a d'autres armes et il va nous poser d'autres problèmes tout aussi difficiles à résoudre.
F.S. Quel est l'objectif de la saison, si ce n'est en terme de classement, au moins au niveau de la philosophie de jeu ?
F.G. J'aimerais déjà qu'on arrive à être satisfait de ce qu'on fait sur le terrain et qu'on parvienne à avoir des résultats concrets. Cette équipe a avant tout besoin de gagner des matches. C'est difficile de donner un objectif. L'équipe est jeune, très jeune et elle a du potentiel mais du potentiel à développer.
« Le challenge européen n'a pas de valeur »
F.S. On a entendu parler de Montpellier comme un possible trouble-fête dans ce championnat. C'est une motivation en plus ?
F.G. Je nous souhaite d'être un trouble-fête mais ça ne nous donne ni de l'énergie en plus ni de la pression supplémentaire. On s'y emploie quotidiennement mais ce sont les résultats qui nous donneront l'occasion de vérifier qu'on peut être trouble-fête ou pas. Ce qu'on écrira sur nous sera le résultat de ce qu'on fera sur le terrain.
F.S. Vous jouez le challenge européen cette saison. C'est un objectif ?
F.G. Non. Le challenge n'a pas réellement de valeur si ce n'est la possibilité d'aligner beaucoup de joueurs et de découvrir de nouveaux talents. Ce sont des matches qu'on va jouer très sérieusement mais on ne peut pas comparer l'importance du Top14 et du challenge européen. Il n'y a pas commune mesure.
F.S. Toulon avait réussi la saison dernière à jouer sur les deux tableaux. C'est un exemple ?
F.G. Je ne crois pas qu'on joue dans la même catégorie.
F.S. Plus globalement, quel est votre avis sur ce début de Top14 ?
F.G. C'est difficile de juger mais en tout cas, il y a de belles surprises. La victoire de Bayonne à Toulon, celle de La Rochelle face à Castres... Ce qui est agréable, c'est que ça n'a pas l'air figé, les matches sont disputés. Celui entre Perpignan et Clermont a déjà été un sacré choc. Comme ces deux équipes, Toulouse me semble une nouvelle fois bien armé cette année.