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Un charnier nazi découvert en Autriche

Faits divers

Publié le 3 janvier 2011 à 21h18
Mis à jour le 4 janvier 2011 à 12h16

Les restes de 220 personnes ont été découverts sur un site hospitalier au Tyrol et seraient des victimes des programmes d'euthanasie du régime nazi.

Des analyses ont révélé que ces personnes avaient été enterrées entre 1942 et 1945. La société gérant les hôpitaux soupçonne que ces dépouilles sont «au moins en partie» liées aux programmes d'euthanasie menés pendant la période nazie. Une commission d'enquête a été nommée pour identifier les victimes. En 1925, Hitler écrivait dans Mein Kampf : « l'Etat doit se substituer à la nature défaillante et supprimer les existences inutiles ». Lors des débats du Tribunal militaire international à Nuremberg (1945-1946), on estima que le nombre total des handicapés mentaux ou physiques assassinés atteignit 275 000 sous le IIIe Reich. Cet aspect de l'Histoire du IIIe Reich est moins connu que celui des camps d'extermination.

Retour en arrière. En octobre 1939, alors que la guerre vient d'être déclarée à la Pologne, la France et à l'Angleterre, Hitler s'engage dans l'application de ses écrits. Il signe alors une autorisation secrète afin de protéger les médecins et le personnel médical participant au programme, d'éventuelles poursuites.

Baptisé du nom de code « T4 » le plan visait à l'origine les enfants et les adultes atteints de déficiences, d'anomalies physiques ou de maladies mentales. Après un temps d'arrêt en raison de protestations du clergé allemand les exterminations reprirent en août 1942 en toute discrétion. Les victimes ne furent plus assassinés dans des installations de gazage centralisés, mais par injection mortelle ou surdose de drogue administrée dans un certain nombre de cliniques à travers l'Allemagne et l'Autriche. La découverte de ce charnier à Hall, au cœur du Tyrol ne fait que mettre au jour un des innombrables sites de l'horreur nazie qui demeurent encore ignorés.




Par Antoine Kowalski
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Réactions à cet article6 commentaires

  • Anonyme, le 4 Jan à 00:44

    Anonyme
    Voilà les vrais charniers

    Voilà de quoi satisfaire les croque-morts de la CPI qui recherchent rageusement des charniers à se mettre sous la dent en Côte d'Ivoire.



  • Anonyme, le 4 Jan à 08:46

    Anonyme
    C'est quoi...

    le rapport ?

    N'importe quoi....



  • Anonyme, le 4 Jan à 06:45

    Anonyme
    Au château d'Hartheim en

    Au château d'Hartheim en Haute-Autriche, les nazis tuent au monoxyde de carbone et procèdent à l'enregistrement puis à la sélection des handicapés et des malades. En 1999, lorsque le château est transformé en mémorial, des plaques matricules sont retrouvées.


    Des malades sont soignés à l'institution caritative de Hartheim depuis 1898 par des soeurs de l'ordre religieux de Saint Vincent de Paul. Dans les premiers jours d'octobre 1939, Hitler décide de mettre en pratique l'« euthanasie » nationale-socialiste sur des patients dits incurables, pour « leur donner une mort miséricordieuse », opération baptisée Aktion T4. Les nazis ont construit au château de Hartheim une chambre à gaz et un four crématoire. Dès le printemps 1940, des « soignants » en blouse blanche, divers bystanders, un « brûleur », un photographe et du personnel administratif pratiquent leurs basses besognes au château de Hartheim, sous les ordres des membres de la SS, le Dr Georg Renno (juge inapte à comparaître par un tribunal allemand en 1970 et laissé en liberté après guerre) et son supérieur, le Dr Rudolf Lonauer (qui s'est suicidé le 5 mai 1945). Quand cessent officiellement ces assassinats, à partir de l'été 1941, ce sont les camps de concentration de Mauthausen, Gusen puis Dachau qui approvisionnent en vie humaine les terribles installations secrètes du château ; ce sera l'Aktion 14f13. Les criminels nazis formés en ce lieu sont ensuite, pour la plupart, affectés aux camps d'extermination, pour la mise en place de la « solution finale » au cours de l'Aktion Reinhard.


    Les concentrationnaires sélectionnés pour aller en « camp de convalescence » ou au « sanatorium » - vocables désignant la chambre à gaz - étaient acheminés par des autocars à l'effigie de la Reichspost. Espagnols, Polonais, Français, Italiens, Allemands du Reich, Hongrois, Juifs, droits communs, déserteurs, homosexuels, « asociaux » ou Tsiganes, les victimes venaient de divers camps de concentration, ou étaient des prisonniers de guerre soviétiques.


    Jean-Marie Winkler dans un livre paru en octobre dernier ( Gazage de concentrationnaires au château de Hartheim l'action 14F13 1941-1945 en Autriche annexée nouvelles recherches sur la comptabilité de la mort ) nous dévoile ces listes et leur méthodologie de dissimulation planifiée. Il donne la mesure de l'abjection humaine qui fait froid dans le dos. Dans son analyse minutieuse de « 14f13 », l'auteur met au jour, jusque dans les écritures comptables, l'action machiavélique des autorités nazies et de leurs suppôts, non seulement pour exterminer des hommes, mais pour maquiller ces exécutions collectives. Environ 30 000 personnes furent exterminées au château de Hartheim entre 1940 et 1944.


    pas de charnier, les corps ont été brûlé , l'Autriche se doit elle aussi faire son travail de mémoire.


    pour ne citer que quelques camps situés sur son territoire Mauthausen, Melk, Gusen, Valentin, Ebensee.... des milliers de morts sans sépulture



  • Fil, le 4 Jan à 08:01

    Fil
    Merci...

    Merci Anonyme d'avoir pallié la "légèreté" de France Soir dans le traitement de cette info.



  • Anonyme Troigé, le 4 Jan à 10:24

    Anonyme Troigé
    Vous écrire tyrolien ?

    Ca veut dire quoi ça en français ?

    A croire que le journal embauche Google Translate pour la rédaction...


    "Baptisé du nom de code « T4 » le plan visait ne furent plus assassinés dans des installations de gazage centralisés, mais par injection mortelle ou surdose de drogue admi Tyrol ne fait que mettre au jour un des innombrables sites de l'horreur nazie qui demeurent encore ignorés."



  • Antoine Kowalski, le 4 Jan à 10:47

    Antoine Kowalski
    "Légèreté"

    M. Anonyme copie/colle la quatrième de couverture de l'ouvrage de M. Jean-Marie Winkler intitulé "Gazage de concentrationnaires au château de Hartheim

    l'action 14F13 1941-1945 en Autriche annexée" "nouvelles recherches sur la comptabilité de la mort". Excellent ouvrage à n'en pas douter, mais que je pense inaccessible à bien d'entre nous. La travail de journaliste n'est pas celui d'un historien et cet article ne se veut pas être une somme. Le rappel historique est là pour contextualiser une découverte. Aussi est-il aussi précis que court.



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