Le futur Festival des séries de Cannes porté par Fleur Pellerin

Le futur Festival des séries de Cannes porté par Fleur Pellerin

Publié le 03/04/2017 à 12:21 - Mise à jour à 12:30
© ERIC PIERMONT / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP

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L'ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin a accepté de porter le futur Festival des séries de Cannes, "Cannes Series", qui doit être présenté lundi au MipTV. Ce projet, concurrent de celui de Lille qui sera soutenu par l'Etat, "n'est pas juste un énième festival", assure-t-elle.

Q. Pourquoi avez-vous accepté de porter ce projet de festival de Series?

R. J'ai été extrêmement séduite par le projet que m'a présenté David Lisnard le maire de Cannes. Il s'appuie sur un événement qui existe déjà, le MipTV, un marché qui attire des milliers de professionnels du monde entier permettant le financement de programmes pour la télévision comme les séries.

Au-delà d'une exigence artistique et éditoriale forte, il possède aussi une dimension académique avec un partenariat avec l'une des universités les plus prestigieuses du monde en matière de formation de scénaristes, de showrunners… : UCLA en Californie.

J'aimais aussi beaucoup l'idée qu'il y ait en région PACA tout un écosystème de production et de post-production, avec évidemment les studios de la Victorine, mais aussi d'autres studios qui pourraient être créés, et qui répondraient à une demande très forte liée à la relocalisation de tournages.

Il y a un vrai besoin d'infrastructures de tournage en France. Les crédits d'impôts que j'ai mis en place pour les tournages de films ou de séries ont produit d'excellents effets.

Et Cannes est une ville qui a une image au niveau international, qui est une marque mondiale. Ce n'est pas juste un énième festival.

Q. L'Etat a choisi d'apporter son soutien au projet de festival de séries de Lille, également soutenu par tous les acteurs de la filière. Est-ce que ce n'est un pas un problème pour le projet cannois?

R. A partir du moment où nous aurons réussi à attirer quelques grands partenaires et que nous pourrons montrer des avant-premières et des programmes originaux au grand public et aux professionnels, les choses évolueront dans le bon sens.

Je pense qu'il ne faut pas rentrer dans un système de guerre de tranchées un peu ridicule. Nous pouvons faire quelque chose de très bien, avec des productions françaises, européennes et aussi des programmes internationaux. Et nous avons reçu le soutien de Canal+. Je suis confiante.

Je ne pense pas qu'il soit possible de monter quelque chose de sérieux en dessous de 4 à 5 millions d'euros. Nous avons l'avantage d'être adossés au MipTV qui est déjà financé par Reed Midem et qui fera partie intégrante du festival, comme l'est le marché international du film pour le festival de Cannes. Ce n'est pas comme si nous avions à créer de zéro un marché international des programmes télé.

Q. Cannes Series, le projet de Lille, Series Mania à Paris... Est-ce qu'il y a de la place en France pour trois festivals de séries internationaux ?

R. Quand vous regardez aujourd'hui le dynamisme qui caractérise ce genre et le nombre de séries proposées quasiment chaque mois par les studios, les chaînes américaines et européennes, les acteurs de type Amazon, Netflix... je pense qu'il y a la place pour plusieurs festivals.

Nous sommes concentrés sur notre projet, nous avons une vision et nous avançons sans trop nous poser de questions sur ce qui se fait ailleurs.

J'ai envie de mettre mon énergie au service de ce projet, de mettre à contribution mon réseau en Asie, parce que l'Asie est aussi une terre de production de séries très dynamique, mais aussi mes réseaux aux États-Unis et en Europe et le reste m'importe très peu.

Auteur(s): Par AFP

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Fleur Pellerin, fondatrice et présidente du fonds d'investissement, Korelya Capital, à son bureau à Paris le 17 janvier 2017

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