Animaux en captivité: les cirques dénoncent une "campagne de dénigrement"

Animaux en captivité: les cirques dénoncent une "campagne de dénigrement"

Publié le 05/09/2017 à 07:33 - Mise à jour à 08:05
© PHILIPPE DESMAZES / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Press). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

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Le Collectif des cirques, qui réunit la quasi-totalité des cirques traditionnels français, a affirmé lundi sa volonté de défendre une "profession dénigrée par des groupuscules animalistes" opposés à la présence d'animaux sauvages dans cette activité.

"C'est la première fois dans l'histoire des cirques qu'ils sont tous rassemblés dans un collectif pour défendre leur profession", a indiqué à l'AFP Me Cyrille Emery, leur conseil, car "ils en ont assez des injures et des mensonges déversés sur eux par des gens qui n'ont jamais mis un pied dans un cirque".

Des associations comme One Voice militent pour que les animaux sauvages soient bannis des cirques, estimant que ce n'est pas leur place et qu'ils y sont maltraités. Elles font notamment pression auprès des mairies pour que des arrêtés dans ce sens soient pris.

A ce jour, "une cinquantaine de communes ont pris ce type d'arrêté, donc on est loin d'une déferlante mais les professionnels s'inquiètent et surtout ne supportent pas la campagne de dénigrement dont ils font l'objet", explique Me Emery, qui combat certains de ces arrêtés en justice.

Le Collectif a demandé à rencontrer Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, qui a créé un vif émoi parmi les professionnels circaciens début août en déclarant ne pas être "favorable à la captivité des animaux, pas favorable à l'idée que l'on fasse du spectacle avec cette activité".

"Nous espérons vivement que Nicolas Hulot accepte de nous écouter", a affirmé Me Emery qui dénonce "les discours extrêmes et délirants de certaines associations".

"Aujourd'hui, elles s'en prennent aux cirques, demain probablement aux animaleries puis aux zoos, un jour ce sera la pêche, jusqu'où cela ira-t-il?", s'interroge-t-il.

Pour l'heure, outre le rendez-vous espéré avec Nicolas Hulot, le Collectif des cirques, qui regroupe quelque 250 structures - des gros cirques comme Pinder, Amar, Bouglione, Medrano et Gruss aux structures plus familiales - attend la création d'une commission interministérielle dédiée à leur activité où sont censés siéger professionnels et représentants de différentes administrations.

C'est l'une des recommandations préconisées par un rapport commandé par le ministère de l'Intérieur l'an dernier au préfet Roger Lemaire sur l'ensemble des problématiques rencontrées par la profession.

Les professionnels ont aussi décidé "d'ouvrir leurs cirques au public lors des prochaines journées du patrimoine", a indiqué Me Emery.

"Les gens qui nous dénigrent prétendent connaître les animaux, c'est faux", affirme Solovich Dumas, directeur du cirque de Rome. "Nous vivons avec eux depuis qu'ils sont nés, nous avons appris à les respecter, à les éduquer et nous transmettons cela à nos enfants", poursuit-il.

"Nous avons tout intérêt à bien les traiter car le public vient voir la complicité que nous avons créée avec eux et cela ne peut pas se faire avec des mauvais traitements", déclare-t-il.

Auteur(s): Par AFP

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Les dompteurs du cirque Pinder nourissent deux éléphants le 11 juillet 2013, au zoo du "Parc de la Tête d'Or" à Lyon (sud-est)

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