A Brest, Macron au contact de mousses pour ses voeux aux armées

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A Brest, Macron au contact de mousses pour ses voeux aux armées

Publié le 19/01/2021 à 07:40 - Mise à jour à 07:42
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Auteur(s): Par Jérôme RIVET, Daphné BENOIT - Brest (AFP)

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Emmanuel Macron va rencontrer mardi des mousses, ces jeunes ados s'engageant dans la marine, et monter à bord d'une frégate à Brest pour présenter ses voeux aux armées, axés cette année sur la formation et l'égalité des chances.

Comme le veut la tradition, le chef de l'Etat profitera de cette cérémonie pour faire un tour d'horizon des grands défis militaires de 2021, de l'intervention au Sahel aux enjeux budgétaires, alors que des voix de plus en plus nombreuses s'interrogent en France sur la poursuite de l'opération Barkhane huit ans après le début de l'intervention militaire antijihadistes.

L'exécutif réfléchit à alléger le nombre de soldats engagés, actuellement autour de 5.100. Mais le chef de l'Etat ne devrait pas faire d'annonces sur ce sujet à Brest, selon son entourage, à l'approche d'un sommet avec ses homologues du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), prévu en février à N'Djaména.

Emmanuel Macron est attendu en début d'après-midi dans la principale base navale sur la côte atlantique, qui accueille notamment les sous-marins nucléaires.

S'il avait embarqué à bord de l'un de ces fleurons de la flotte française en 2017, Emmanuel Macron visitera cette fois le Centre d'instruction navale, un immense bâtiment dominant la rade de Brest qui regroupe trois écoles et deux centres de formation continue.

L'objectif est, selon l'Elysée, de saluer "l'excellence de la formation dans les armées, portant une promesse républicaine d’égalité des chances et de progression au mérite", deux principes que tente de mettre en valeur le chef de l'Etat depuis son élection.

La base brestoise accueille notamment l'Ecole des mousses, qui forme chaque année quelque 220 jeunes de 16 à 18 ans souhaitant s'engager dans la Marine dès la troisième ou la seconde. Ils suivent à la fois une formation militaire et maritime et un enseignement classique dispensé par l'Education nationale. Avec, à la clé, un contrat de quatre ans avec la Marine.

Pour certaines de ses recrues, en situation d'échec scolaire, cette école joue un rôle d'intégrateur, à l'instar du ministère des Armées qui recrute plus de 20.000 jeunes par an (26.000 en 2020) et revendique son rôle d'"escalier social".

Les armées, premier recruteur de France chez les 17-30 ans en quête d'un premier emploi, proposent plusieurs dispositifs à vocation sociale, comme le service militaire volontaire (SMV) ou le service militaire adapté (SMA), destiné aux jeunes d'Outre-mer.

Les ravages économiques et sociaux liés à la crise sanitaire du Covid-19 pourraient bien renforcer leur attractivité.

- Moyens financiers maintenus -

Après cette visite, Emmanuel Macron montera à bord de la frégate multifonctions Bretagne à la rencontre de son équipage, avant de rejoindre la Préfecture maritime en présence de la ministre des Armées Florence Parly, de la ministre déléguée Geneviève Darrieussecq et des principaux gradés, dont le chef d'état major François Lecointre.

Au cours de son discours des voeux, le chef de l'Etat devrait faire le bilan militaire de 2020, notamment en rendant hommage aux soldats morts au combat, et se projeter sur les enjeux de 2021.

Emmanuel Macron entretient désormais des relations apaisées avec l'armée après un début de quinquennat houleux marqué par le départ tonitruant du général Pierre de Villiers en 2017.

"Comptez sur moi, je tiendrai le cap", avait-il affirmé en juillet dernier pour rassurer les militaires sur le maintien des moyens financiers accrus promis dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2019-2025, malgré le choc économique provoqué par la crise du Covid-19.

Le budget 2021 des Armées s'élève à 39,2 milliards d'euros, en hausse pour la troisième année consécutive (+4,5% sur un an).

Auteur(s): Par Jérôme RIVET, Daphné BENOIT - Brest (AFP)


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