Collision des deux hélicoptères au Mali: pas d'action jihadiste, dit le chef d'état-major

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Collision des deux hélicoptères au Mali: pas d'action jihadiste, dit le chef d'état-major

Publié le 29/11/2019 à 08:26 - Mise à jour le 01/12/2019 à 18:50
© JEFF PACHOUD / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Paris
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La collision entre les deux hélicoptères lundi soir au Mali, qui a causé la mort de 13 soldats français, n'est pas due à des tirs ou à une action des jihadistes qu'ils combattaient, a affirmé vendredi le chef d'état-major de l'armée française.

Dans une interview à Radio France Internationale, le général François Lecointre a démenti l'affirmation avancée la veille par le groupe État islamique, qui se réjouissait que des tirs de jihadistes avaient mené à la collision.

"C'est absolument faux", a-t-il déclaré. "Ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu collision dans une opération de combat très complexe, qui nécessite (…) une très fine coordination."

"Il n'y a pas eu de prise à partie par les jihadistes qui étaient poursuivis et marqués au sol. Il n'y a pas eu de retrait d'un appareil face à un tir de jihadistes", a encore affirmé le général Lecointre.

"L'armée française dit la vérité: nous la devons à nos soldats et aux familles de nos compagnons qui sont morts", a-t-il assuré. "Les enquêtes ne sont pas terminées, les boîtes noires vont être exploitées pour avoir les détails précis de la manière dont nos soldats sont morts".

Les membres de l'équipe de commando qui étaient dans d'un des appareils accidentés, l'hélicoptère Cougar, étaient une équipe d'extraction, présente comme le veut la procédure pour appuyer les équipages des hélicoptères d'attaque Tigre au cas où l'un d'eux devraient se poser en urgence.

Ces commandos, membres des chasseurs alpins "ne venaient pas d'être embarqués ou débarqués de leur appareil", a encore indiqué le général.

Les deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des jihadistes lundi soir au Mali. La perte de 13 militaires est une des plus grandes pour l'armée française depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.

Auteur(s): Par AFP - Paris

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Un soldat rend hommage aux soldats morts au Mali, devant la caserne du 4e régiment de chasseurs à Gap, auquel appartenaient quatre des victimes, le 27 novembre 2019

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