Covid-19: coup d'envoi de la vaccination au Stade de France et de l'école à la maison

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Covid-19: coup d'envoi de la vaccination au Stade de France et de l'école à la maison

Publié le 07/04/2021 à 00:29 - Mise à jour à 00:30
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Auteur(s): Par Andréa BAMBINO - Paris (AFP)
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Symbole de l'accélération promise de la campagne de vaccination, le Stade de France a ouvert ses portes aux premières piqûres mardi, jour J aussi pour des millions d'enfants et de parents qui renouent avec l'école à la maison pour lutter contre le Covid-19.

Ecrin des exploits des Bleus, le stade de France rejoint d'autres enceintes - le Vélodrome à Marseille à la mi-mars ou le Groupama Stadium à Lyon (10.000 piqûres pendant le week-end de Pâques) - dans la liste des grands centres de vaccination voulus par le gouvernement.

"On va commencer avec 15 lignes de vaccination, pour atteindre 1.500 chaque jour. On va ensuite essayer de monter à 2.500 ou 3.000", a déclaré sur place à l'AFP Jean-Christophe Combe, directeur général de la Croix Rouge.

L'objectif des autorités sanitaires est de parvenir dans un premier temps à 10.000 injections par semaine dans cette enceinte en Seine-Saint-Denis, département le plus pauvre de France, durement frappé par le Covid dès la première vague, et où le taux d'incidence frôlait toujours les 800 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur sept jours, selon les derniers chiffres vendredi.

La vaccination au Stade de France, c'est "tout un symbole", s'est félicité le Premier ministre Jean Castex lors d'une visite en fin d'après-midi.

Il en a profité pour confirmer l'objectif de 10 millions de doses injectées d'ici la mi-avril, voire "dès la fin de la présente semaine".

- Hôpitaux militaires -

D'autres grands centres de vaccination ont d'ailleurs ouvert mardi.

"A compter d'aujourd'hui, comme les sept autres établissements hospitaliers militaires, on est ouvert à tout public", a ainsi expliqué à l'AFP le colonel Charles, adjoint au directeur de l'hôpital militaire de Lavéran, dans les quartiers populaires du nord de Marseille.

"Nous avions des appréhensions puisque nous devions accueillir un nombre important de patients civils, mais ça s'est bien passé", a renchéri à l'autre bout de la France Barbara, médecin en chef adjoint de l'Hôpital d'instruction des armées Clermont-Tonnerre de Brest.

L'accélération de la campagne est perceptible dans les chiffres. Sur les six premiers jours d'avril, 1,3 million d'injections ont été réalisées, sur un total de 12,7 millions depuis le 27 décembre. Pour l'instant, 3,2 millions de personnes ont été vaccinées (deux doses) et 9,5 millions ont reçu leur première injection.

Le gouvernement compte sur des approvisionnements plus importants ce mois-ci, avec plus de 12 millions de doses attendues.

Mais même à un rythme plus élevé, la vaccination n'évitera pas une situation très tendue dans les hôpitaux.

La barre des 30.000 malades du Covid-19 hospitalisés en France a été dépassée mardi (30.639), ce qui n'était plus arrivé depuis fin novembre, pendant la deuxième vague de l'épidémie.

Parmi ces patients, 5.600 sont en service de réanimation, bien au-dessus du pic de la deuxième vague (4.900 mi novembre) et de moins en moins loin de celui de la première (7.000 en avril 2020). En un an, 71.208 personnes sont mortes du Covid à l'hôpital (97.301 au total).

"Les services ne sont pas débordés, l'hôpital s'adapte", mais "il y a des déprogrammations de plus en plus importantes qui permettent de libérer du personnel pour l'affecter à la prise en charge des patients Covid", a souligné sur Cnews le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux.

"Nous montons progressivement les lits de réa - nous avons dépassé les 8.000 - à mesure que les besoins augmentent, pour déprogrammer le moins de soins possible", a assuré le ministre de la Santé Olivier Véran à l'Assemblée.

- Bugs -

La circulation de l'épidémie semble avoir stoppé sa progression à un niveau élevé en Ile-de-France ou dans les Hauts-de-France. Mais au-delà de ces deux régions où les mesures de restrictions avaient été renforcées le 20 mars, le virus a progressé partout en France.

Le ministre de la Santé avait tablé vendredi sur un pic de personnes contaminées d'ici "7 à 10 jours environ", avant un pic en réanimation deux semaines plus tard, soit fin avril, quand les élèves du primaire reprendraient le chemin des classes.

Quand pourra-t-on ôter le masque? Y aura-t-il encore un confinement ? Comment se passera l'été ? Guest star d'une classe de 3e en visio mardi, Emmanuel Macron a confirmé à des collégiens un prudent après-confinement à partir de la mi-mai.

En attendant, plus de 10 millions d'écoliers, collégiens et lycéens ont retrouvé l'enseignement à distance, comme l'an passé, après la fermeture anticipée des écoles vendredi dernier.

Et comme l'an passé, de nombreux "bugs" ont été signalés par des professeurs, parents et élèves, en raison de réseaux saturés, rendant les espaces de travail numériques inaccessibles.

"On a l'impression qu'aucune leçon n'a été tirée", a déploré Sophie Vénétitay, du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

De son côté, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a assuré qu'une partie des problèmes s'expliquerait par des attaques des serveurs informatiques venues de l'étranger.

Dès vendredi soir, la France entamera deux semaines de vacances scolaires unifiées, avant un retour en classe espéré le 26 avril pour le primaire.

Auteur(s): Par Andréa BAMBINO - Paris (AFP)

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