Covid-19: pas de confinement le week-end, sauf dans le Pas-de-Calais

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Covid-19: pas de confinement le week-end, sauf dans le Pas-de-Calais

Publié le 03/03/2021 à 13:09 - Mise à jour à 22:48
© Fred TANNEAU / AFP
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Auteur(s): Par Andréa BAMBINO - Paris (AFP)
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Face à l'épidémie de Covid-19 qui ne ralentit pas, le gouvernement va confiner uniquement le Pas-de-Calais durant le week-end, mais laisser les habitants de Paris et des départements sous surveillance renforcée libres de circuler... sous certaines conditions.

"Nous constatons de fortes tensions sur le système hospitalier, une hausse du nombre de cas mais pas une explosion, sans homogénéité territoriale (...) Mais un confinement national ou le week-end n'est pour nous qu'un dernier recours", a indiqué à l'AFP une source gouvernementale, sans même attendre la conférence de presse du Premier ministre jeudi.

Jean Castex s'adressera aux Français lors de la traditionnelle conférence de presse faisant le point sur la situation sanitaire. L'occasion d'annoncer de nouvelles restrictions pour faire face à la progression de l'épidémie de coronavirus.

Selon cette source gouvernementale, ces restrictions vont être appliquées dans ces départements, au cas par cas et en concertation avec les élus locaux, visant en particulier les lieux de brassage.

Dans le Pas-de-Calais, où les hôpitaux sont saturés, le gouvernement a proposé un confinement pour les trois prochains week-ends, en concertation avec les élus qui réclamaient eux les premiers des mesures fortes. Il faut globalement "renforcer la politique de tests et d'isolement et accélérer la vaccination", souligne la source, l'une des pistes étant d'autoriser rapidement les pharmaciens à vacciner.

A la suite d'un conseil de défense puis d'un conseil des ministres réunis mercredi par Emmanuel Macron, le président de la République a indiqué vouloir tout faire pour éviter un reconfinement national mais aussi un confinement le week-end.

La maire de Paris Anne Hidalgo a réitéré dans une tribune parue dans Le Monde son opposition à un nouveau confinement "quand on sait que c’est à l’air libre que l’on court le moins de risques".

Lundi, M. Macron avait donné une perspective de sortie du tunnel, assurant qu'"il faut tenir encore quelques semaines, quatre à six semaines", entre maintien des restrictions, comme le couvre-feu à 18h, et vaccinations pour freiner l'épidémie. "Le retour à une vie plus normale est en vue (...) peut-être dès la mi-avril", a abondé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

"Même si on observe l'impact très probable de la vaccination, et en particulier sur les plus vulnérables du fait de leur âge, la situation reste préoccupante", a souligné de son côté mercredi matin la directrice de Santé publique France, Geneviève Chêne, pour qui "globalement, le taux de mortalité diminue légèrement à la mi-février, de -5%".

- "approche graduée" -

La France a dépassé les 3 millions de personnes qui ont reçu une première dose de vaccin, en majorité des personnes âgées et des soignants, et le ministre de la Santé Olivier Véran a fait miroiter une accélération en mars, avec "une première vaccination" promise à "6 millions de Français".

Dans cette perspective, Emmanuel Macron devait aussi réunir mercredi en fin d'après-midi Jean Castex et les ministres concernés pour étudier les différents scénarios de réouverture des lieux publics et les contours d'un éventuel "pass sanitaire" pour y accéder.

Dans l'immédiat, 20 départements, dont toute la région parisienne, touchée par le variant anglais du virus, plus contagieux, sont toujours sous surveillance. Certains ont vu leur taux d'incidence monter en flèche, comme le Pas-de-Calais et la Seine-Saint-Denis, qui dépassent les 400 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, bien au-dessus du seuil d'alerte maximale fixé à 250 par les autorités sanitaires.

"Nous maintenons une approche qui est graduée, qui est ciblée, territoire par territoire (...) la situation n'est pas la même partout", a assuré le porte-parole du gouvernement.

- Pic à Dunkerque -

La situation reste très critique dans l'agglomération de Dunkerque, déjà concernée par un confinement le week-end, où le taux d'incidence a dépassé le millier pour 100.000 habitants.

"J'avais signalé la semaine dernière qu'on n'avait pas atteint le pic épidémique, et c'est le cas, on est en plein dedans", a déclaré le président de la Commission médicale d'établissement de l'hôpital de Dunkerque, Thierry Paupard.

Conséquence de cette tension, les transferts de patients en réanimation ne se font plus seulement vers des établissements de la région mais aussi à l'extérieur, avec deux malades évacués mardi par hélicoptère vers la Normandie.

Au niveau national, le nombre de nouvelles contaminations en 24 heures était de 26.788 mercredi soir. Et le nombre de patients atteints de Covid-19 soignés en réanimation continue également de progresser, avec 3.637 malades mercredi, soit le niveau le plus élevé depuis fin novembre. Mais ce chiffre reste éloigné du pic de la 2e vague de l'automne (4.900) et surtout, de la 1ère vague au printemps (7.000).

326 nouveaux décès ont été comptabilisés dans les hôpitaux mercredi, un rythme qui demeure stable. Depuis le début de l'épidémie, plus de 87.000 personnes sont décédées du Covid en France.

bur-arb-ram-leb/may/dlm

Auteur(s): Par Andréa BAMBINO - Paris (AFP)

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Un flacon vide du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer-BioNtech le 2 mars 2021 à Garlan, dans l'ouest de la France

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