Covid-19: transparence promise sur les vaccins, la France sous la menace du variant anglais

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Covid-19: transparence promise sur les vaccins, la France sous la menace du variant anglais

Publié le 19/01/2021 à 13:10 - Mise à jour à 20:34
© LOIC VENANCE / AFP
PARTAGER :

Auteur(s): Par Andréa BAMBINO - Paris (AFP)

-A +A

Au deuxième jour de la campagne de vaccination des plus de 75 ans en ville, pour laquelle le gouvernement a promis la transparence, la France reste sous la menace du variant britannique du Covid-19, plus contagieux, qui éloigne encore un peu le retour à la vie normale.

Cet écart durable avec la normalité est symbolisé par des chiffres spectaculaires publiés mardi matin: l'épidémie de Covid-19, qui a causé la mort de 71.342 personnes au total, a aussi entraîné en France une baisse de l'espérance de vie à la naissance de quasiment cinq mois pour les femmes (85,2 ans) et six mois pour les hommes (79,2), selon le bilan démographique 2020 de l'Insee, publié mardi.

Et d'autres annonces montrent que la crise dure. Ainsi, Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, ne rouvrira pas avant le 2 avril au mieux, et non le 13 février.

Mercredi, jour d'un nouveau conseil de défense sanitaire, ce sont les stations de ski qui risquent de voir fondre comme neige au soleil leurs espoirs de remettre en route cet hiver les remontées mécaniques déjà fermées pendant les vacances de Noël.

"Si on loupe les vacances de février (étalées du 6 février au 1er mars), c'est une saison noire" qui s'annonce, prévient Jean-Luc Boch, président de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM). "On aura de la casse".

Car la France reste sur un plateau élevé de contaminations et d'entrées à l'hôpital de patients Covid, et la menace de la propagation du variant "VOC 202012/01", qui a submergé le système de santé britannique, se concrétise. D'après des projections de l'Inserm, ce variant pourrait devenir "dominant en France entre fin février et mi-mars".

- Masques -

"Les nouvelles hospitalisations hebdomadaires devraient atteindre le niveau du pic de la première vague (environ 25.000 par semaine) entre mi-février et début avril, en l'absence d'interventions", ajoutent les auteurs de l'étude, qui n'évaluent toutefois pas encore les effets du couvre-feu avancé à 18H00 pour toute la France depuis samedi.

Une mesure qui s'est ajoutée à la fermeture des bars, restaurants et lieux culturels, en vigueur depuis la fin octobre, et sans perspective de réouverture dans l'immédiat.

De son côté, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a précisé la doctrine sur les masques, après de nouvelles recommandations du Haut conseil de la santé publique (HCSP) liées à la menace du variant anglais.

"La quasi-totalité des masques industriels", ce "qu'on appelle les masques grand public de niveau 1", reste valable, a déclaré sur France Inter le ministre qui a en revanche appelé à éviter "le masque artisanal qu'on fabrique chez soi avec la meilleure intention du monde".

Si le ministre a noté "un effet couvre-feu" dans les 15 départements où il est entré en vigueur plus tôt, depuis le 2 janvier, les entrées à l'hôpital connaissent dans l'immédiat une légère remontée, avec 1.995 arrivées mardi, contre 1.660 le mardi précédent, pour un total de 25.532 malades du Covid-19 hospitalisés (contre 24.263 au 1er janvier).

Le chiffre des patients Covid-19 en réanimation est, lui, repassé depuis lundi au-dessus des 2.800, alors qu'il s'était stabilisé autour de 2.600 depuis la fin décembre. Et mardi, le nombre de nouvelles admissions en réanimation en 24 heures a dépassé les 300 pour la première fois depuis mi-novembre (315).

- 2e dose pour Mauricette -

Dans ce contexte, la vaccination, qui a démarré lundi pour cinq millions de plus de 75 ans en ville et les personnes atteintes de certaines pathologies (800.000), après les Ehpad et les professionnels de santé de plus de 50 ans, devient de plus en plus cruciale. Mais le jour 1 de la campagne grand public a été marqué lundi par des critiques d'élus locaux, mécontents du trop faible nombre de doses arrivées dans leurs centres de vaccination.

Pour y répondre, Olivier Véran a promis, à la demande d'Emmanuel Macron, "de publier en toute transparence le nombre précis de doses dont chaque centre de vaccination - il y en a plus de 900 - dispose".

Objectif, montrer à la population "qu'il n'y a pas de stocks cachés", a insisté Olivier Véran.

Mardi soir, la direction générale de la Santé a fait état d'un bilan de 586.000 doses de vaccin injectées.

Cette semaine, 160.000 piqûres sont attendues dans les maisons de retraite et 330.000 vaccinations hors Ehpad.

Au total, la France avait réceptionné 1.567.000 doses au 17 janvier, auxquelles il faut ajouter 383.000 doses cette semaine, a indiqué le ministère, en précisant qu'il faisait désormais ses calculs à raison de 6 doses par flacon de vaccin Pfizer/BioNTech, et non plus 5, suite aux recommandations des autorités européennes de santé.

Parmi les personnes vaccinées, "Mauricette a reçu sa 2e dose" mardi, selon le ministère de la Santé. La première vaccinée française avait reçu la précédente injection à Sevran (Seine-Saint-Denis), le 27 décembre.

Les autorités sanitaires ont d'autre part indiqué mardi que cinq décès de "personnes âgées ou très âgées avec des comorbidités", qui avaient reçu le vaccin Pfizer/BioNTech, ont été recencées à ce jour, sans qu'un lien soit établi à ce stade entre leur mort et une réaction au vaccin.

Auteur(s): Par Andréa BAMBINO - Paris (AFP)


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


Vaccination contre le Covid-19 pour les plus de 75 ans le 18 janvier 2021 à Nantes

Newsletter


Fil d'actualités France




Commentaires

-