Discothèques: l'expérimentation sur les risques de Covid reportée faute de volontaires

Discothèques: l'expérimentation sur les risques de Covid reportée faute de volontaires

Publié le 26/06/2021 à 13:48 - Mise à jour à 16:48
© Miguel MEDINA / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP - Paris

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Press). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

-A +A

Les deux soirées test inédites prévues samedi à Paris sur les risques de transmission du Covid en discothèque chez des personnes vaccinées ont été repoussées "à une date ultérieure", faute de volontaires en nombre suffisant, ont annoncé les organisateurs en début d'après-midi.

"Le nombre de volontaires recrutés n'est pas suffisant pour permettre à l'étude d'apporter, dans le contexte épidémique actuel (avec une faible circulation du virus, ndlr), des résultats concluants", ont estimé dans un communiqué les organisateurs, dont l'objectif initial était de recruter 4.400 Franciliens intégralement vaccinés, âgés de 18 à 49 ans.

Baptisée "Reviens la nuit", et pilotée par l'agence de recherche ANRS/Maladies infectieuses émergentes avec l'AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), l'expérience devait se dérouler de 23H00 samedi à 06H00 du matin dimanche, dans deux salles, le Cabaret sauvage (XIXe arrondissement) et la Machine du Moulin Rouge (XVIIIe).

Le délai de recrutement des volontaires était court, trois jours seulement: après l'obtention des autorisations nécessaires, le projet avait été rendu public mercredi.

"Les équipes scientifiques, logistiques et artistiques restent mobilisées et unies sur ce projet pour une expérimentation qui se tiendra à une date ultérieure lorsque toutes les conditions nécessaires à sa réalisation seront favorables et plus propices au temps de la recherche", poursuit le communiqué.

L'expérience avait pour but d'évaluer "la transmission du SARS-CoV-2 lors d'événements +clubbing+ en intérieur, à jauge pleine, chez des gens vaccinés", avait expliqué avant le report le coordinateur du projet, le Dr Jérémy Zeggagh.

Selon le plan de déconfinement du gouvernement, les discothèques doivent rouvrir le 9 juillet, avec vaccination ou test négatif, jauge de 75% du public, port du masque recommandé.

L'étude n'était pas censée avoir d'incidence sur ces mesures déjà annoncées, mais les organisateurs espéraient que ses résultats, qu'ils promettaient pour la fin juillet, pourraient permettre de les adapter éventuellement après l'été.

Les soirées devaient être animées par des DJ réputés: le vétéran Laurent Garnier, Étienne De Crécy, Pedro Winter, Kiddy Smile, Chloé, Bambounou, Mad Rey, Roni et Rag.

"Merci a l'ANRS pour votre travail et votre invitation à participer à cette étude. Je suis profondément désolé de ne pas pouvoir être avec vous ce soir. Je soutiens fermement vos efforts et je serai là la prochaine fois", a assuré Laurent Garnier sur Twitter.

Le protocole de l'expérience prévoyait que seule la moitié des volontaires participe aux soirées, sur tirage au sort. Cela aurait permis de comparer pour savoir si le fait d'avoir été en discothèque augmentait le risque de contamination.

Pour cela, les volontaires avaient fait un test PCR (par prélèvement de salive) avant la soirée, puis auraient dû en faire un deuxième sept jours après. Il était prévu qu'ils puissent entrer dans les salles même en cas de test positif malgré la vaccination, puisque l'objectif était d'en savoir plus sur la transmission chez les personnes vaccinées.

Dans le même ordre d'idées, un concert-test d'Indochine avait été organisé le 29 mai à Bercy, mais cette fois avec 5.000 spectateurs testés négatifs et masqués. Les résultats de cette première expérimentation sont attendus début juillet.

Auteur(s): Par AFP - Paris

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Les deux soirées test inédites prévues samedi à Paris sur les risques de transmission du Covid en discothèque chez des personnes vaccinées ont été repoussées "à une date ultérieure

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-