Le CNRS demande la libération des chercheurs français détenus en Iran

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Le CNRS demande la libération des chercheurs français détenus en Iran

Publié le 16/01/2020 à 10:22 - Mise à jour à 12:40
© Thomas ARRIVE / Sciences Po/AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Paris

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Le CNRS, plus grand organisme public de recherche en France, a demandé jeudi "la libération immédiate" des deux chercheurs français retenus en Iran, Fariba Adelkhah, en grève de la faim, et Roland Marchal.

"Le CNRS condamne avec la plus grande fermeté ces emprisonnements arbitraires qui font peser une menace sur la libre circulation indispensable à l’exercice de la recherche", écrit le Centre national de la recherche scientifique dans un communiqué.

L'anthropologue franco-iranienne, Fariba Adelkhah, spécialiste du chiisme au Centre de recherches internationales (CERI), de Sciences Po Paris, et son collègue français Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique, lui aussi au CERI, ont été arrêtés en juin 2019.

Les autorités judiciaires iraniennes ont récemment levé l'accusation d'espionnage visant Fariba Adelkhah mais la chercheuse reste poursuivie pour deux autres chefs d'accusation, "propagande contre le système" politique de la République islamique et "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", selon son avocat.

Roland Marchal est poursuivi lui aussi pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale".

"Le CNRS continuera de participer aux actions publiques pour obtenir leur libération, aux côtés de leurs familles et du comité de soutien", affirme l'organisme public.

Paris ne cesse de réclamer leur libération. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a réitéré vendredi que la détention de deux chercheurs français en Iran était "inacceptable" alors qu'Emmanuel Macron avait déjà demandé à son homologue iranien Hassan Rohani leur "libération sans délai".

L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité. Les arrestations d'étrangers en Iran, notamment binationaux, accusés souvent d'espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran.

Auteur(s): Par AFP - Paris


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Photo fournie le 16 janvier 2020 par l'Université Sciences Po de l'anthropologue franco-iranienne, Fariba Adelkhah en 2012

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