L'épidémie de grippe a contribué à une surmortalité plus élevée qu'il y a deux ans

L'épidémie de grippe a contribué à une surmortalité plus élevée qu'il y a deux ans

Publié le 22/02/2017 à 11:29 - Mise à jour à 18:34
©Gile Michel/Sipa
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Auteur(s): Par AFP

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L'épidémie de grippe a contribué à une surmortalité élevée cet hiver en France, en particulier chez les personnes âgées, avec un bilan d'ores et déjà plus lourd que lors de la dernière grande épidémie, il y a deux ans, selon des chiffres publiés mercredi.

"Sur les neuf premières semaines d'épidémie grippale", de début décembre à début février, "le nombre de décès en excès toutes causes confondues est (...) estimé à 19.400", a indiqué l'agence Santé publique France dans son bulletin hebdomadaire.

Cette hausse de la mortalité "concerne quasi exclusivement les personnes âgées de 65 ans ou plus", a précisé l'agence sanitaire.

"La très grande majorité de ces décès sont liés à la grippe", directement ou indirectement, a estimé Daniel Levy-Bruhl, responsable de l'unité infections respiratoires et vaccination de Santé publique France, interrogé par l'AFP.

Le nombre de cas de grippe n'a pas été particulièrement important cette année (1,9 million de consultations), mais ils ont été "quasiment exclusivement occasionnés par un virus de la famille H3N2, particulièrement dangereux pour les personnes les plus fragiles", a expliqué l'épidémiologiste.

Cette caractéristique a provoqué un taux d'hospitalisation important, en particulier chez les personnes âgées, à l'origine d'un engorgement dans certains hôpitaux au cours des dernières semaines de 2016.

Des mesures d'urgence (réouverture de lits d'hospitalisation, déprogrammation d'opérations non urgentes, rappel de personnel en vacances) avaient été prises pour faire face à la situation.

Le bilan de l'épidémie de grippe sera "probablement lourd", avait alors estimé la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Il y a deux ans, Santé publique France avait relevé une "surmortalité" de 18.300 décès, là encore en large partie attribuable à la grippe. Le virus de souche A/H3N2 était également majoritaire cet hiver-là.

L'agence de veille sanitaire évalue l'excès de mortalité en faisant la différence entre la mortalité observée et la mortalité attendue (moyenne historique des décès une semaine donnée, en l'absence de phénomènes exceptionnels).

- Épidémie terminée -

L'an dernier, l'épidémie avait touché davantage de monde (2,3 millions de consultations) mais le virus, de type B, n'avait pas entraîné de surmortalité particulière.

Depuis le début de cet hiver, 1.334 personnes ont dû être admises en réanimation après passage aux urgences (dont deux tiers de personnes de 65 ans ou plus) et 196 patients sont morts en réanimation.

Sur l'ensemble de l'épidémie de 2014-2015, 1.597 personnes venues aux urgences pour des symptômes grippaux avaient été admises en réanimation.

Santé publique France a également confirmé que l'épidémie de grippe saisonnière était désormais terminée en France métropolitaine, le nombre de nouveaux cas s'étant maintenu sous le seuil épidémique pendant deux semaines consécutives.

Au cours de la semaine du 13 au 19 février, le nombre de passages chez le médecin pour syndrome grippal a continué à décliner, avec 102 consultations pour 100.000 habitants, contre 160 la semaine précédente, et 437 au pic de l'épidémie, mi-janvier.

Ce niveau se situe nettement en dessous du seuil épidémique, estimé à 158 pour 100.000 habitants.

Seule la région PACA restait au-dessus du seuil épidémique national, avec 172 consultations pour 100.000 habitants.

En tenant compte de l'ensemble des indicateurs, seuls les Hauts-de-France restent en phase épidémique, toutes les autres régions de métropole étant passées en phase "post-épidémique", selon Santé publique France.

L'épidémie "se poursuit" en Guyane, "décroit" en Guadeloupe et "se stabilise" en Martinique, a-t-elle précisé.

L'épidémie de grippe a une durée moyenne de neuf semaines en France. Elle se déroule entre novembre et mars, avec un démarrage classique entre fin décembre et début janvier.

Chaque année, entre 788.000 et 4,6 millions de personnes consultent pour un syndrome grippal, selon une estimation du réseau de surveillance médical Sentinelles-Inserm.

Auteur(s): Par AFP

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La surmortalité hivernale, en partie due à la grippe, a touché particulièrement les personnes âgées

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