Après l'Odéon, les intermittents dans un autre lieu culturel, également centre de vaccination

Après l'Odéon, les intermittents dans un autre lieu culturel, également centre de vaccination

Publié le 23/05/2021 à 06:36 - Mise à jour à 13:24
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP - Paris

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Press). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

-A +A

Les intermittents du spectacle ont quitté l'Odéon, théâtre qu'ils occupaient depuis le 4 mars, pour investir la salle parisienne du 104, qui est également un centre de vaccination, a-t-on appris auprès de la CGT Spectacle.

Ils ont évacué d'eux-mêmes l'Odéon vers 6h00 du matin, enlevant toutes les banderoles revendicatives sur le fronton et ne laissant que celle-ci, "A bientôt...".

Ils se sont rendus au 104, autre lieu culturel de la capitale, où ils ont déployé leur banderole à l'intérieur. "Nous voulons trouver le moyen de faire une occupation, avec nos assemblées générales, sans empêcher les spectacles au 104, ni les vaccinations, puisque c'est un centre de vaccination. Nous sommes en train de rencontrer la direction, on va s'organiser", a indiqué à l'AFP Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle. La direction du 104 n'a pu être jointe.

"Rester à l'Odéon" était "devenu un problème d'affrontement avec la direction", avait exposé plus tôt dans la matinée ce responsable syndical, qui précisait alors déjà que l'idée était de "poursuivre ailleurs, pour continuer à batailler le plus longtemps possible".

Le mouvement d'occupation des théâtres, parti de l'Odéon, a essaimé dans une centaine de salles à travers la France.

Soutenus par la CGT, les intermittents du spectacle et précaires étaient sur les lieux, à l'Odéon, 24h sur 24, pour réclamer une deuxième année blanche en raison de la crise sanitaire et le retrait de la réforme de l'assurance chômage qui entre en vigueur en juillet.

Ce mouvement d'occupation avait empêché, selon la direction de l'Odéon, la réouverture de ce théâtre au public comme prévue dès le 19 mai avec les représentations de "La Ménagerie de verre", chef-d'œuvre de Tennessee Williams, mise en scène par Ivo van Hove, avec Isabelle Huppert en tête d'affiche.

"La décision du directeur de ne pas donner les représentations de +La Ménagerie de verre+ depuis le mercredi 19 mai, ce n'était pas tenable pour nous, car on voulait que ce spectacle ait lieu", avait commenté Denis Gravouil.

"Les représentations de +La Ménagerie de verre+ reprendront donc dès le mardi 25 mai", a d'ailleurs annoncé Stéphane Braunschweig, directeur de l'Odéon, dans un communiqué dimanche en fin de matinée.

Denis Gravouil se montre par ailleurs sceptique sur la réouverture culturelle par étapes depuis le 19 mai: "C'est un leurre, il y a un tiers, un quart, un dixième des gens qui travaillent (...) certains festivals sont annulés ou sont en demi-jauge; les théâtres privés ont reporté. Donc, déjà, la réouverture ce n'est pas suffisant, elle est partielle".

Ce mouvement d'occupation des théâtres est condamné par la ministre de la Culture Roselyne Bachelot. La responsable politique avait twitté jeudi: "Le moment est venu d'arrêter les blocages, de permettre au public de revenir en sécurité dans les salles, de laisser artistes et techniciens travailler".

Spécificité française, le régime des intermittents concerne 120.000 artistes et techniciens indemnisés chaque année avec comme condition d'avoir travaillé 507 heures sur 12 mois.

Emmanuel Macron leur a accordé une année blanche qui expire en août et qui a été récemment prolongée de quatre mois.

Auteur(s): Par AFP - Paris

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Manifestation de professionnels de la culture et du divertissement le 27 mars 2021 devant le théâtre parisien de l'Odéon, occupé comme d'autres pour protester contre les restrictio

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-