Macron appelle les Guyanais à participer au débat sur "Montagne d'or"

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Macron appelle les Guyanais à participer au débat sur "Montagne d'or"

Publié le 27/10/2017 à 17:57 - Mise à jour à 18:15
© ALAIN JOCARD / AFP
PARTAGER :

Auteur(s): Par AFP

-A +A

Le président Emmanuel Macron a indiqué vendredi à Cayenne qu'il n'avait pas envisagé de rencontrer le collectif Pou Laguyann dékolé (Pour que la Guyane décolle), qui demandait à le voir, car ses "interlocuteurs légitimes" étaient ceux "démocratiquement élus".

Il a précisé qu'il avait proposé qu'une délégation du collectif rencontre ses conseillers.

"Mes interlocuteurs sont les interlocuteurs légitimes car démocratiquement élus", a dit le chef de l'État lors d'une conférence de presse à Cayenne.

"En avril dernier, ces collectifs de la société civile se sont réveillés contre les élus", estimant qu'ils n'étaient "pas légitimes" et ne faisaient "pas leur travail", a-t-il rappelé. "Moi, je crois en la République et en la démocratie. Hier, j'ai fait le choix de rencontrer l'ensemble des élus".

"Je ne peux pas donner la même reconnaissance à des gens qui sont très ambigus sur leur mode d'action, qui ont mis en cause des élus de la République, parce qu'à ce moment-là, j'accepte qu'il n'y ait plus d'organisation dans la République".

"La légitimité dans la République, c'est celle de ceux qui ont été élus. Et à qui l'Etat verse l'argent ? À la collectivité territoriale. Je ne verse pas l'argent au collectif", a-t-ajouté.

"Si j'accepte cela, comment pensez vous que l'autorité de l'État puisse encore tenir ? Ça veut dire que dans n'importe quel département de notre pays, il suffit qu'un collectif aille s'accrocher sur les grilles de la préfecture, je le reconnais et je lui cède tout ?", a-t-il insisté.

Des déclarations qui risquent de relancer les tensions.

Le collectif Pou Lagwiyann dékolé a décidé dans la journée de se réunir pour décider des suites à donner à son action.

"Je le comprends, on n'a pas été élus. Je l'entends, il n'y a pas de soucis, il a raison", a déclaré Mickael Mancé, porte-parole des Grands frères, lors d'un rassemblement de 300 personnes non loin de la préfecture.

"J'ai pas besoin de rapport de forces avec eux, on n'a pas besoin de faire la guerre, l'État c'est un partenaire. Mais si on n'arrive pas à parler, on fera sans eux".

"Le cadre de la République, on l'a pas choisi," a-t-il poursuivi. "Si ça ne marche pas avec la République, on fera sans elle. Mais il faudra pas s'étonner après. Qu'il fasse ce qu'il a à faire, on fera ce qu'on a à faire".

"On va s'occuper du pays. Ce que l'État ne peut pas faire, on le fera", a-t-il ajouté, évoquant "toujours les mêmes petits +connards+ qui pourrissent la vie du pays. On s'occupera d'eux s'il le faut".

Auteur(s): Par AFP


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


Emmanuel Macron à Cayenne, le 27 octobre 2017

Newsletter


Fil d'actualités France




Commentaires

-