Macron a-t-il répondu aux principales revendications des Gilets jaunes?

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Macron a-t-il répondu aux principales revendications des Gilets jaunes?

Publié le 26/04/2019 à 13:04 - Mise à jour à 13:06
© ludovic MARIN / AFP
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Auteur(s): Par Kenan AUGEARD - Paris (AFP)
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Référendum d'initiative citoyenne, baisse des impôts, retour de l'ISF: alors qu'Emmanuel Macron a salué, jeudi, les "justes revendications" à l'origine du mouvement des "gilets jaunes", le chef de l'Etat a répondu à certaines de leurs demandes, mais pas à toutes.

- Mise en place du RIC: NON

La mise en place d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC), revendication phare de nombreux "gilets jaunes", "me semble remettre en cause la démocratie représentative", a déclaré Emmanuel Macron, qui a seulement ouvert la porte à des RIC au niveau local. Le chef de l'Etat a en revanche annoncé une réforme du référendum d'initiative partagée (RIP), actuellement très difficile à mettre en place car il nécessite le soutien de 20% des parlementaires et 4,5 millions de signatures. Le chef de l'Etat a proposé d'abaisser ce seuil à "un million de citoyens".

- Rétablissement de l'ISF: NON

Comme prévu, Emmanuel Macron a fermé la porte au rétablissement immédiat de l'impôt sur la fortune (ISF), remplacé au 1er janvier 2018 par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). "C'est une réforme pour produire, pas un cadeau pour les plus fortunés. Cette partie de la réforme, je juge de mon devoir de la défendre", a souligné Emmanuel Macron. Le chef de l'Etat a cependant répété que la suppression de l'ISF serait "évaluée en 2020". Et "si elle n'est pas efficace, nous la corrigerons", a-t-il promis.

- Baisse des impôts: OUI

Face à la demande de plus de justice fiscale, le chef de l'Etat a promis de réduire "significativement" l'impôt sur le revenu dès janvier 2020, à hauteur d'environ 5 milliards d'euros. Bercy a précisé vendredi que près de 15 millions de foyers fiscaux seraient concernés et va proposer que la réduction d'impôt se concentre "essentiellement" sur la première tranche, "celle à 14% de l'impôt sur le revenu".

- Services publics: EN PARTIE

Alors que le maintien et le renforcement des services publics figurent au cœur des revendications de nombreux "gilets jaunes", Emmanuel Macron a concédé que l'Etat doit "cesser la fermeture des services publics" et annoncé qu'il ne voulait plus aucune fermeture "ni d'hôpitaux ni d'écoles" d'ici 2022. "Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de réorganisation. Elles sont parfois indispensables", a-t-il toutefois ajouté.

Le chef de l'Etat souhaite aussi déployer "plus de fonctionnaires sur le terrain", assurer l'accès aux services publics à moins de 30 minutes et développer des maisons "France Service" regroupant les services de l'État. Il s'est également dit prêt à "abandonner", s'il n'est "pas tenable", l'objectif de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat.

- Revalorisation des retraites: OUI

Le président de la République a annoncé que les retraites "de moins de 2.000 euros" seront réindexées sur l'inflation en 2020, mesure attendue, mais aussi qu'aucune pension n'augmentera moins vite que les prix à partir de 2021. Il a par ailleurs souhaité que "la retraite minimale" pour une carrière complète soit portée à 1.000 euros.

- La reconnaissance du vote blanc: NON

"Blanc, c'est l'agrégation des rejets des refus, c'est trop facile", a fait valoir Emmanuel Macron pour justifier son refus d'instaurer la comptabilisation du vote blanc, revendication récurrente des "gilets jaunes". Le président de la République a également rejeté l'instauration du vote obligatoire, qui existe dans plusieurs pays voisins. "Je ne crois pas qu'on répond à la crise démocratique par la contrainte", a-t-il dit.

- L'introduction d'une dose de proportionnelle: OUI

Dans le cadre de la réforme des institutions, M. Macron s'est dit favorable à l'introduction d'une dose de 20% de proportionnelle à l'Assemblée. Il a également souhaité "accroître" cette dose au Sénat. Quant à la réduction du nombre de parlementaires, M. Macron s'est dit prêt à abaisser à 25% son engagement de 30%.

- 80 km/h et TVA sur les produits de première nécessité: NON

L'annulation de la baisse de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire et une TVA à taux zéro sur les produits de première nécessité n'ont pas été évoquées par le chef de l'Etat jeudi.

Auteur(s): Par Kenan AUGEARD - Paris (AFP)

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