Migrants: de nouveaux journalistes "empêchés" de travailler à Calais

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Migrants: de nouveaux journalistes "empêchés" de travailler à Calais

Publié le 11/01/2021 à 18:18 - Mise à jour à 19:40
© DENIS CHARLET / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Paris

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Une équipe de journalistes a été empêchée samedi de couvrir le démantèlement d'un camp de migrants à Calais comme d'autres confrères auparavant, affirme lundi le syndicat de journalistes SNJ-CGT, qui dénonce une "obstruction à la liberté de la presse".

Une équipe du site d'actualité Le Média, "présente à Calais (Pas-de-Calais) pour couvrir les évacuations et le démantèlement des camps d’exilés, s'est vu refuser le droit d'accéder à un terrain vague où une opération de la gendarmerie était en cours", explique le syndicat dans un communiqué.

Conséquence, "les journalistes présents n'ont rien pu voir de ce qui se passait et ont donc été empêchés d’exercer leur travail, même après contrôle de la carte de presse", critique l'organisation. Des associations d'aide aux migrants "ont aussi été empêchées de rejoindre le campement", précise-t-elle.

"Comment rendre compte des évacuations et informer sur le contexte, si la gendarmerie refuse aux journalistes le droit d'observer, de raconter, de photographier et de filmer les événements ?", interroge le SNJ-CGT.

Ce cas n'est pas une première, "d'autres journalistes ont également été empêchés d'exercer leur métier à Calais récemment", rappelle le syndicat.

Les journalistes Louis Witter et Simon Hamy se sont vu refuser l'accès à des opérations d’évacuations les 29 et 30 décembre à cinq reprises à Grande-Synthe, Coquelles et en plusieurs lieux à Calais.

Ils avaient alors saisi en référé le tribunal administratif de Lille afin d'obliger la préfecture du Nord et du Pas-de-Calais à leur autoriser l'accès aux différents sites, sans succès, leur demande ayant été rejetée début janvier.

Lors de l'audience, les représentants des préfectures avaient estimé que les dispositifs déployés assuraient l'équilibre entre sécurité et liberté de la presse. Pour le sous-préfet de Dunkerque Hervé Tourmente, l'enjeu principal du périmètre de sécurité était d'"éviter tout suraccident", alors que des armes pouvaient être présentes sur les campements.

Louis Witter avait diffusé une série d'images, devenues virales, montrant notamment un homme en combinaison lacérant une tente. Le journaliste dénonce une situation d'obstruction récurrente depuis des années, y compris pour les associations d'aide aux migrants.

"Cette obstruction à la liberté de la presse et à la liberté d'informer est extrêmement grave", conclut pour sa part le SNJ-CGT.

Auteur(s): Par AFP - Paris

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