Plusieurs sites de Total touchés par des grèves

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Plusieurs sites de Total touchés par des grèves

Publié le 22/11/2018 à 11:00 - Mise à jour à 19:28
© THOMAS SAMSON / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Marseille
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Plusieurs sites de Total étaient affectés jeudi par un mouvement de grève lancé par la CGT et lié à des négociations salariales, qui dans certains cas s'est ajouté à des blocages de "gilets jaunes", ont indiqué des sources concordantes.

Jeudi soir, à l'issue d'une journée de négociations salariales avec l'Ufip (Union française des industries pétrolières), les syndicats FO et CGT ont appelé les personnels "du secteur pétrolier à intensifier la grève, engager des arrêts d'installation, bloquer les expéditions, la production et la distribution".

Ils réclament dans un communiqué le "maintien de primes" et l'"ouverture immédiate" de négociations salariales "dans les groupes et entreprises du pétrole".

"Les expéditions de produits des raffineries de Normandie, Grandpuits et Donges sont bloquées en raison d’un mouvement social lié aux négociations annuelles obligatoires qui ont lieu aujourd'hui au niveau de la branche", avait auparavant indiqué une porte-parole de Total.

"Le dépôt de la bioraffinerie de La Mède est également concerné", avait-elle ajouté.

Selon des sources syndicales, ce dépôt des Bouches-du-Rhône était paralysé jeudi par une grève à l'appel de la CGT, plusieurs salariés salariés grévistes occupant le rond-point d'accès à la plateforme Total, déjà bloquée par des "gilets jaunes".

Selon Fabien Cros, élu CGT, la grève de 24 heures reconductible était suivie par 87% des salariés postés (en équipes successives alternantes, ndlr) jeudi matin. "Aucun produit pétrolier n'entre ou ne sort du dépôt", a-t-il indiqué à l'AFP, précisant que quelque 150 grévistes CGT distribuaient des tracts sur le rond-point d'accès au site, où une cinquantaine de "gilets jaunes" avaient installé depuis plusieurs jours un barrage filtrant.

- "ras le bol total" -

Toutefois, la CGT s'est défendue d'avoir rejoint les "gilets jaunes", même si les revendications sur le pouvoir d'achat sont identiques. "On n'oppose pas les luttes, tout est bon contre Macron. Il y a un ras-le-bol total", a indiqué un gréviste CGT, joint par téléphone.

A la raffinerie de Feyzin (Rhône), Michel Lavastrou, délégué CGT, a fait état d'une "grève depuis mardi", également liée aux négociations salariales de branche en cours. "L'impact sur la production est limité puisque le mouvement n'a été lancé qu'il y a 48 heures", a-t-il précisé.A

A Donges, la CGT comptabilisait "65 à 80% de grévistes" en moyenne sur les trois équipes devant se relayer sur 24 heures à partir de mercredi soir, selon le délégué syndical Christophe Hiou. Durant ce mouvement non reconductible, "l'ensemble des débits" ont été diminués et "aucun camion ou bateau" n'a quitté la raffinerie, mais ni l'usine ni l'oléoduc qui dessert le dépôt de Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, n'ont été arrêtés totalement, a-t-il précisé.

Jeudi après-midi, la direction avait elle recensé 61,1% de grévistes au sein de l'équipe travaillant de 13H à 21H00. Mais sur les 650 employés de l'usine, la moitié seulement travaillent en roulement de huit heures. Parmi l'autre moitié qui travaille uniquement de jour, "aucun" gréviste n'était recensé, a-t-elle précisé.

La direction a également noté des "barrages filtrants" mais "aucun blocage" de la raffinerie par les "gilets jaunes".

Les négociations annuelles obligatoires (NAO) entre les organisations syndicales et l'Ufip avaient débuté dans la matinée à Paris. Les syndicats réclament entre 2% et 2,5% de hausse de la grille des salaires.

Selon FO et la CGT, l'Ufip a proposé "un relèvement des salaires minimum conventionnels de 1,5%", ce qui est "bien moins que l'inflation", et "aucune organisation syndicale ne s'est déclarée signataire de cette provocation".

burs-er/cel/swi

Auteur(s): Par AFP - Marseille

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