Radars routiers externalisés: premières contraventions en fin d'année

Radars routiers externalisés: premières contraventions en fin d'année

Publié le 04/09/2017 à 14:26 - Mise à jour à 14:30
© THIERRY ZOCCOLAN / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP

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Les premières contraventions issues de contrôles de vitesse routiers opérés par des sociétés privées seront dressées fin 2017 en Normandie avant d'être étendues à d'autres régions, a annoncé lundi la Sécurité routière.

Lancée en début d'année, l'expérimentation des radars embarqués gérés par des sociétés privées et non plus par des gendarmes et policiers, est un projet sensible, critiqué par certaines associations d'automobilistes et le Front national qui dénonce une "privatisation" juteuse sans effet sur la sécurité routière.

"Nous poursuivons actuellement l'expérimentation +à blanc+, entamée en début d'année dans des départements de Normandie, qui vise à nous assurer que le dispositif est parfaitement au point techniquement" a expliqué à l'AFP le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe.

Après avoir lancé un appel d'offres cet été, le gouvernement désignera en novembre la société vainqueur du marché normand, a-t-il précisé.

"A partir de décembre, on commencera à verbaliser en Normandie à partir de contrôles effectués par des véhicules opérés par cette société", a indiqué M. Barbe, précisant que ces voitures "appartiendront toujours à l'Etat". Le dispositif sera ensuite étendu région par région à l'ensemble du territoire.

En réponse aux craintes que les sociétés concernées ne multiplient les PV pour doper leurs chiffres d'affaires, M. Barbe a souligné que "le système de verbalisation" serait "totalement autonome", que ces sociétés n'y auraient "aucun accès" et qu'elles ne pourraient donc ni voir ni contrôler le nombre des contraventions.

Samedi, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb avait précisé que la verbalisation des excès de vitesse resterait "de la compétence des policiers".

"Il n'y aura pas une poussée" pour qu'"on mette le plus d'amendes possible", a ajouté M. Collomb lundi sur Public Sénat, martelant que la société ne serait "pas rémunérée au nombre de PV" mais qu'il y aurait "un forfait fixé d'avance".

Le Front National a réagi lundi dans un communiqué en réitérant "son opposition farouche" à cette externalisation, "un recul très grave de l’État" au profit "de sociétés privées dont l'objectif n'est aucunement l'intérêt général (...) mais la recherche exclusive du profit".

L'externalisation des contrôles de vitesse routiers avait également été critiquée en début d'année par l'association 40 millions d'automobilistes, qui avait estimé que cette "privatisation des radars embarqués" n'avait "d'autre but que de générer" d'importants revenus pour l'Etat, sans avoir "un quelconque effet positif sur la sécurité routière".

Les Français "devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger", a assuré lundi M. Collomb, qui dit vouloir redéployer les policiers et gendarmes autrefois dévolus à ces contrôles sur d'autres missions de sécurité.

Alors que la mortalité routière a augmenté en 2016 pour la troisième année consécutive après douze ans de baisse, "il faut absolument empêcher qu'il y ait des morts sur les routes, en particulier des jeunes", a souligné le ministre, en rappelant que les excès de vitesse restent l'une des trois causes principales de la mortalité routière, avec l'alcool et les stupéfiants.

Fin juillet, la Sécurité routière avait annoncé que les radars automatiques avaient flashé 25,6 millions de fois en 2016, soit 26,3% de plus qu'en 2015.

Auteur(s): Par AFP

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