Rouen: cinq gardiens de prison comparaissent pour des violences sur un détenu

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Rouen: cinq gardiens de prison comparaissent pour des violences sur un détenu

Publié le 22/02/2021 à 15:50 - Mise à jour à 16:48
© MIGUEL MEDINA / AFP/Archives
PARTAGER :

Auteur(s): Par AFP - Rouen

-A +A

Le procès en appel de cinq gardiens du centre de détention de Val-de-Reuil (Eure), accusés de violences sur un détenu en 2020, s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Rouen.

Les faits se sont produits le 7 février 2020 après qu'un détenu, Lee-Bert F., signalé comme "potentiellement agressif", avait refusé une fouille par palpation, portant un coup de stylo dans le menton d'un gardien, ce qui avait occasionné à ce dernier 3 jours d'ITT (incapacité totale de travail).

Selon le récit des surveillants, le détenu s'était débattu, avait tenté de frapper des agents et s'était cogné la tête contre le sol "dans un accès de rage".

Mais Lee-Bert F. avait déclaré aux enquêteurs avoir été violemment plaqué au mur après avoir refusé la palpation, puis avoir pointé son stylo "sans réfléchir" en direction du surveillant. Il ajoutait que les autres surveillants s'étaient jetés sur lui pour le maîtriser, que l'un d'entre eux lui avait placé un genou sur la nuque, l'empêchant de respirer, puis qu'il avait reçu des coups de talon au visage. Plusieurs certificats médicaux avaient constaté les blessures dont l'occlusion complète d'une paupière, des hématomes à chaque orbite et une vision trouble à un œil.

Les cinq prévenus, âgés de 36 à 52 ans et placés sous contrôle judiciaire, étaient présents à l'ouverture de l'audience.

Frédéric K. est jugé pour violence aggravée, Erwin D. pour violence aggravée et faux et usage de faux. En première instance, ils avaient été condamnés en avril 2020 par le tribunal judiciaire d'Evreux respectivement à 1 an de prison dont huit mois avec sursis, et deux ans de prison dont un avec sursis.

Les trois autres sont jugés pour "abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne" et/ou "faux et usage de faux". En première instance, ils avaient été condamnés à des peines allant de 4 mois de prison avec sursis à un an de prison dont huit mois avec sursis.

Deux d'entre eux (Erwin D. et Cédric D.) avaient également écopé de l'interdiction définitive d'exercer l'activité de surveillant pénitentiaire.

Auteur(s): Par AFP - Rouen


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


Le procès en appel de cinq gardiens du centre de détention de Val-de-Reuil (Eure), accusés de violences sur un détenu en 2020, s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel d

Newsletter


Fil d'actualités France




Commentaires

-