Sarkozy se refuse à parler de "justice politique" mais dénonce une "injustice profonde"

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Sarkozy se refuse à parler de "justice politique" mais dénonce une "injustice profonde"

Publié le 03/03/2021 à 21:25 - Mise à jour le 04/03/2021 à 04:06
© Ludovic MARIN / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s):
-A +A

Nicolas Sarkozy s'est refusé mercredi à parler de "justice politique", comme certains de ses soutiens l'ont fait après sa condamnation à de la prison ferme, une sentence qu'il a de nouveau qualifiée d'"injustice profonde".

"Je n'ai jamais parlé de justice politique et je n'en parlerai jamais", a affirmé l'ancien chef de l'Etat sur TF1.

"Je sais faire la différence entre le comportement de certains et une institution", a-t-il ajouté, martelant: "je ne tomberai pas dans le piège d'un combat politique contre une institution que je respecte".

Alors que plusieurs de ses soutiens à droite ont mis en cause le rôle du Parquet national financier dans ce procès, il a assuré qu'il ne demandait "la dissolution d'aucune institution".

"Je ne demande qu'une chose, la vérité et le respect des règles de droit", a-t-il ajouté. Dans cette affaire, "qui peut dire que j'ai bénéficié du moindre avantage?"

M. Sarkozy avait déjà, dans le Figaro mardi, dénoncé "une injustice profonde", indiquant qu'il n'excluait pas d'aller devant la Cour européenne des droits de l'Homme s'il n'obtenait pas satisfaction en appel.

"Je me battrai jusqu'au bout pour que la vérité triomphe", a-t-il assuré, répétant: "je ne baisserai pas la tête parce qu'on me reproche des faits que je n'ai pas commis".

Mais "je suis habitué à subir ce harcèlement depuis dix ans", a-t-il assuré. "Ce qui se passe aujourd'hui est une injustice profonde et la vérité explosera".

L'ancien chef de l'Etat a été condamné lundi par la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des "écoutes", une décision historique dont il a fait appel.

Interrogé sur ses éventuelles ambitions politiques, M. Sarkozy a assuré qu'il avait "pris bien avant la décision du tribunal, la décision de ne pas (se) présenter" à la présidentielle de 2022.

"Je n'ai pas la volonté de revenir dans la politique, j'ai tourné la page de la politique", a-t-il répété, alors que certains à droite voyaient en lui un éventuel recours pour 2022.

Enfin sur la crise sanitaire, pour l'ancien chef de l'Etat, "c'est clair. Et je l'ai dit au président de la République: c'est vacciner". "Il faut vacciner jour et nuit, sept jours sur sept, c'est la seule façon de s'en sortir" et c'est ce qui, selon lui, coutera le moins cher".

Auteur(s): Par AFP - Paris

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Nicolas Sarkozy interviewé par Gilles Bouleau lors du 20 h de TF1, le 3 mars 2021 à Boulogne Billancourt dans les Hauts-de-Seine

Newsletter


Fil d'actualités France




Commentaires

-