Sur "la plus belle avenue du monde", liesse bleu-blanc-rouge pour les champions du monde

Sur "la plus belle avenue du monde", liesse bleu-blanc-rouge pour les champions du monde

Publié le 16/07/2018 à 18:00 - Mise à jour à 21:08
© Eric FEFERBERG / POOL/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par Romain FONSEGRIVES et Camille MALPLAT - Paris (AFP)

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

-A +A

Dans le bus des champions, la Coupe du monde passe de main en main. Un joueur l'embrasse, l'autre la soulève. Tous exultent. Les Bleus ont communié lundi sur les Champs-Elysées avec une immense foule de supporters aux couleurs bleu-blanc-rouge.

La clameur éclate lorsque le bus à impériale sur lequel sont juchés les 23 joueurs et le sélectionneur Didier Deschamps s'engage sur la "plus belle avenue du monde", depuis la place de l'Etoile.

Le bus, frappé des mots "Champions du monde", roule au pas pour laisser aux fans - environ 300.000 sur place, selon une source policière - le temps de savourer ce retour de Russie, qui se prolonge ensuite à l'Elysée avec le président Emmanuel Macron.

Un couloir a été aménagé pour laisser le passage libre et, dès que le bus s'avance, les supporters se précipitent contre les barrières en hurlant. Ils crient à en perdre la voix, les drapeaux s'agitent.

La Patrouille de France effectue plusieurs survols, lâchant à chaque passage une traînée bleu-blanc-rouge dans le ciel azur. Et cette fois, pas de fausse note, l'ordre des couleurs est respecté, à la différence du 14-Juillet où un Alphajet avait lâché un fumigène rouge et non bleu comme prévu.

Noyés dans les fumigènes déclenchés par les fans, les footballeurs enchaînent les sourires, les saluts à la foule et les selfies pour immortaliser ce jour inoubliable, 20 ans après la descente des Champs-Elysées par les Bleus de Zinédine Zidane et Didier Deschamps, alors capitaine.

"Waouh c'était complètement dingue! Ils sont trop beaux, la France est belle!", s'exclame Julia Cohen, 28 ans, après avoir vu passer les Bleus. Elle appelle aussitôt sa mère pour lui raconter l'événement.

- "Merci les Bleus" -

Deux spectateurs brandissent chacun un carton sur lequel est dessinée une étoile. Sur l'un est inscrit "98", sur l'autre "2018".

Une femme, les joues maquillées aux couleurs de la France, hurle sans s'arrêter "Merci les Bleus, merci les Bleus", le poing levé vers le ciel.

Un jeune garçon lance un ballon en direction du bus... qui touche presque Didier Deschamps.

Bleu, blanc, rouge, le tricolore se décline sur tous les tons: drapeaux, couronnes de fleurs, chapeaux de cowboy ou à clochettes, maquillage sur les joues ou les lèvres.

Samuel Safran, restaurateur de 32 ans, lui, est un peu déçu. "Ils sont passés beaucoup trop vite", regrette celui qui était dimanche en Russie pour assister à la finale, et est revenu exprès lundi matin à Paris pour être là. "Un peu frustré, mais c'est incomparable au bonheur dans lequel je baigne depuis... 25 heures!".

Depuis la mi-journée, les supporters s'étaient massés sur l'avenue, reprenant la liesse là où ils l'avaient laissée dimanche soir après la victoire contre la Croatie (4-2) qui a propulsé "la bande à Griezmann" au sommet.

"On est super fiers de cette équipe, ils sont vraiment devenus nos joueurs. Didier Deschamps a vraiment créé un bel équilibre", s'enthousiasme Priscilla Lagneaux. "Alors il fallait qu'on les voie, et puis la Coupe aussi", ajoute cette jeune femme.

"Mais c'est quoi ce monde!", s'écrie un gamin juché sur les épaules de son père, pendant que les plus athlétiques grimpent aux platanes et aux lampadaires pour profiter du spectacle.

Certains, pour patienter, s'étaient lancés dans un petit concours de chants. La Marseillaise succède aux chants de supporters sur Benjamin Pavard et au "Poooh Poh Poh Poooh Poh Pooooh Poh", inspiré du célèbre morceau "Seven Nation Army" du groupe de rock The White Stripes.

Sur la place de l'Etoile, en début de soirée, alors que les Bleus célèbrent à l'Elysée leur triomphe, Antoine Guyot, 39 ans, se prend en selfie, avec son fils dans les bras devant l'immense drapeau français accroché à l'Arc de triomphe. "J'étais déjà là en 98, je suis là aujourd'hui et je serai là en 2022", lance ce commercial en riant.

Auteur(s): Par Romain FONSEGRIVES et Camille MALPLAT - Paris (AFP)

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




La foule attend l'arrivée des Bleus sur les Champs-Elysées à Paris, le 16 juillet 2018

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-