Suspension de peine refusée pour Tommy Recco, 86 ans, un des doyens des prisonniers

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Suspension de peine refusée pour Tommy Recco, 86 ans, un des doyens des prisonniers

Publié le 07/07/2020 à 16:04 - Mise à jour à 18:12
© ERIC GAILLARD / AFP/Archives
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP - Ajaccio
-A +A

La demande de suspension de peine pour raison médicale de Joseph-Thomas dit "Tommy" Recco, 86 ans, condamné en 1983 à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux triples meurtres, a été rejetée mardi.

Le recours présenté par M. Recco, qui a déjà formulé plusieurs demandes de libération anticipée par le passé et est l'un des plus vieux détenus de France, a été rejetée par la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Bastia, ont indiqué à l'AFP le parquet général près la cour d'appel de Bastia et l'un de ses deux avocats, Me Jean-Sébastien de Casalta.

L'octogénaire né le 10 mai 1934 et détenu au centre pénitentiaire de Borgo (Haute-Corse), contestait le jugement de première instance, datant de décembre 2019, qui avait déjà rejeté sa demande de suspension de peine.

"Je vais sans doute faire un pourvoi en cassation", a indiqué à l'AFP Me Jean-Sébastien de Casalta, précisant que M. Recco était "affaibli, présent(ait) de nombreuses affections caractérisées et a(vait) purgé plus de 50 années de détention".

"Sur le fond, je ne me faisais pas d'illusion parce qu'il est toujours dans la dénégation des faits", a de son côté, déclaré à l'AFP son autre avocat Me Alain Lhote, ajoutant qu'en matière de suspension de peine, "la jurisprudence prévoit que les experts médicaux doivent considérer que l'état de santé est incompatible avec la détention".

Les avocats vont étudier la possibilité de saisir la cour européenne des droits de l'Homme "parce que certains pays d'Europe ne connaissent pas ce type de détention de plus de 50 ans", a ajouté Me Lhote.

Lors de l'audience du 2 juin, l'avocat général avait requis la confirmation de la décision de première instance. Les parties civiles s'étaient également opposées à cette demande de remise en liberté.

L'octogénaire avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en juin 1983 par la cour d'assises du Var à Draguignan pour deux triples meurtres qu'il a toujours niés: celui de trois caissières d'un supermarché de Béziers (Hérault) le 22 décembre 1979, et celui d'une fillette, de son père et d'un de leurs voisins, commis à Carqueiranne (Var) le 18 janvier 1980.

En 1962, il avait déjà été condamné à mort pour le meurtre de son parrain mais, gracié par le général De Gaulle, sa peine avait été commuée en réclusion criminelle à perpétuité. Il avait été libéré en 1977.

Auteur(s): Par AFP - Ajaccio

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Joseph-Thomas Recco dit Tommy Recco avant son procès à Draguignan, le 14 juin 1983

Newsletter


Fil d'actualités France




Commentaires

-