Vaccins: la ministre de la Santé écarte toute nocivité des adjuvants

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Vaccins: la ministre de la Santé écarte toute nocivité des adjuvants

Publié le 26/07/2017 à 17:57 - Mise à jour à 18:45
© PHILIPPE MERLE / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP

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Les adjuvants utilisés dans la fabrication des vaccins "ne sont pas nocifs", a assuré mercredi la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qualifiant les craintes exprimées par des associations et certains médecins de "désinformation" des réseaux sociaux.

"Vous dites: +Pouvons-nous trouver des adjuvants moins nocifs?+ Mais ils ne sont pas nocifs pour la santé, tous les rapports le montrent", a-t-elle répondu, lors de la séance des questions au gouvernement, à la députée Frédérique Tuffnel (REM).

"Nous sommes dans l'irrationnel le plus total. Nous travaillons aujourd'hui à lutter contre les réseaux sociaux et à lutter contre la désinformation", a ajouté la ministre.

Une polémique s'est installée ces dernières années à propos des sels d'aluminium, utilisés depuis les années 1920 dans les vaccins comme "adjuvants" pour déclencher une meilleure réponse immunitaire du corps et faire en sorte qu'ils soient plus efficaces.

L'aluminium est présent aujourd'hui dans de nombreux vaccins: ceux qu'on administre dès la prime enfance pour prémunir de la diphtérie, du tétanos et de la poliomyélite (DTP), ceux contre le virus de l'hépatite B ou contre le papillomavirus humain (HPV).

"Nous avons sur les adjuvants un recul d'utilisation de 90 ans, plusieurs centaines de millions de doses de vaccins utilisées depuis que les vaccins existent", a affirmé Mme Buzyn.

Selon des travaux menés notamment par le chercheur Romain Gherardi, chef de service à l'hôpital Henri-Mondor (Créteil), les particules d'aluminium présentes dans les vaccins pourraient toutefois être à l'origine, chez des personnes génétiquement prédisposées, d'une série de symptômes (fatigues extrêmes, douleurs diffuses, troubles cognitifs...) constitutifs d'une nouvelle maladie: la myofasciite à macrophages.

Sur la base de cette hypothèse, l'association E3M, notamment, milite pour la remise à disposition de vaccins sans aluminium et pour la reconnaissance du lien entre leurs troubles et la vaccination.

"Il n'est pas sain de refuser toute remise en cause d'un produit de santé. C'est cette attitude qui génère la suspicion", a jugé Didier Lambert, le président d'E3M, dans une réaction transmise à l'AFP.

"Quelles sont les sources d'Agnès Buzyn", s'interroge par ailleurs le responsable associatif, qui cite une analyse parue ce mois-ci dans les Annales pharmaceutiques françaises, qui regrette les "faiblesses conceptuelles et méthodologiques" des études disponibles sur ce sujet.

Il ajoute déplorer que la ministre mette "dans des cases" les gens qui s'inquiètent des possibles effets neurotoxiques de l'aluminium et rappelle que les membres de son association restent "favorables à la vaccination" en général.

Le gouvernement a annoncé début juillet que le nombre de vaccins obligatoires pour la petite enfance passerait de 3 à 11 l'an prochain. Les parents récalcitrants encourent en théorie jusqu'à six mois de prison et 3.750 euros d'amende.

Interrogée par la députée de Charente-Maritime sur l'éventuel caractère "brutal" et contre-productif d'une telle mesure, compte tenu des inquiétudes existantes dans la population, Mme Buzyn a affirmé être "obligée (...) d'en passer par là", en raison de la baisse du taux de couverture vaccinale en France ces dernières années.

"S'il n'y avait pas d'obligation, nous savons que le taux de couverture baisserait, à cause de tous ces réseaux sociaux et à cause de cette désinformation", a-t-elle insisté.

Auteur(s): Par AFP


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