Le chef de l'armée du Lesotho tué par des soldats

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Le chef de l'armée du Lesotho tué par des soldats

Publié le 05/09/2017 à 15:34 - Mise à jour à 16:25
© GIANLUIGI GUERCIA / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP
-A +A

Le chef d'état-major de l'armée du Lesotho, le général Khoantle Motsomotso, a été abattu mardi au cours d'une fusillade survenue dans une caserne de ce petit royaume enclavé d'Afrique australe, où l'armée exerce une forte influence sur la vie politique.

"Le commandant (des forces armées) a été déclaré mort" à la suite de l'incident, a affirmé à l'AFP un responsable militaire sous couvert de l'anonymat.

Deux autres officiers supérieurs, le colonel Tefo Hashatsi et le général Bulane Sechele, ont également été tués, a précisé la même source.

Ces deux militaires "ont tenté d'entrer de force dans le bureau du chef d'état-major, il y a eu une fusillade entre un de leur complice qui a pris la fuite et les gardes du corps du commandant", a expliqué le responsable militaire.

Cet incident intervient trois mois après les élections qui ont porté au pouvoir le Premier ministre Thomas Thabane.

Agé de 78 ans, M. Thabane a retrouvé en juin le pouvoir trois ans après avoir été contraint à l'exil en Afrique du Sud par un coup d'Etat manqué de l'armée, très influente au Lesotho.

Il était brièvement revenu dans son pays en 2015 pour des législatives où il avait été battu par son prédécesseur, Pakathila Mosisili. Ce n'est qu'en février dernier qu'il s'y est réinstallé.

Le Lesotho a une longue histoire d'instabilité, illustrée par des coups d'Etat militaires en 1986 et 1991 et des tentatives de coup, comme en 2014.

Frappé par le chômage, une épidémie de sida qui touche 23% de sa population de 2 millions d'habitants et un manque criant de services publics, le Lesotho, enclavé au milieu de l'Afrique du Sud, est l'un des pays les plus pauvres du monde.

Auteur(s): Par AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Deux soldats de l'armée du Lesotho lors d'élections, le 3 juin 2017 à Maseru

Newsletter


Fil d'actualités Actualités




Commentaires

-