Samedi soir, 22h, Londres bascule à nouveau dans la terreur

Samedi soir, 22h, Londres bascule à nouveau dans la terreur

Publié le 04/06/2017 à 02:27 - Mise à jour à 07:15
© DANIEL SORABJI / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Press). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

-A +A

C'était un samedi soir comme les autres lorsque Londres a basculé dans la terreur, à London Bridge, où une camionnette a fauché des piétons, avant que trois hommes n'en descendent à Borough Market pour attaquer des passants au couteau et semer la mort.

Stations de métro fermées, fêtards enfermés dans les bars, scène de panique, sirènes hurlantes, fusillade en pleine rue: ces deux sites touristiques et festifs se jouxtant au centre de la capitale britannique ont viré de la fête au cauchemar peu après 22H00 samedi.

C'est le moment où une camionnette, selon un scénario rappelant des attaques survenues ces derniers mois à travers l'Europe, a foncé dans la foule sur le pont de London Bridge.

"J'ai vu une camionnette rouler en zigzag en tentant de faucher un maximum de personnes. Les gens essayaient d'échapper à la course du véhicule. J'ai ensuite essayé d'aider les blessés, des jeunes essentiellement", a raconté un témoin Alessandro, à la BBC.

Sur London Bridge, la camionnette roulait à environ 80 km/heure, selon la journaliste de la BBC, Holly Jones, qui se trouvait sur place.

"C'est une attaque terroriste, j'en suis sûr. J'ai vu une camionnette heurter la rambarde de London Bridge, puis un homme sortir avec un couteau pour se diriger vers un bar", a déclaré Dee, une habitante de Londres de 26 ans à l'AFP.

Plusieurs autres témoins ont fait état d'un ou de plusieurs hommes armés de couteaux, descendant de la camionnette accidentée pour poignarder des gens au hasard, en descendant dans des pubs et des restaurants.

L'attaque fera au moins six morts et trente blessés hospitalisés, selon un bilan des autorités.

Alex Shellum était au Mudlark pub avec sa copine et deux amis lorsqu'il a vu arriver à 22h00 une femme saignant abondamment au cou. "On venait de lui trancher la gorge et les gens essayaient d'arrêter l’hémorragie", a-t-il dit à la BBC.

- "Pourchassé avec un couteau" -

"Mon petit ami, Nicola, a été pourchassé par un des assaillants avec un couteau", a rapporté à l'AFP Bea Corkhill, une lycéenne de 17 ans. "Il va bien car l'assaillant a fini par s'arrêter. Je veux rentrer chez moi, c'est horrible", a-t-elle ajouté au bord des larmes. Sa tante était le 22 mai au concert d'Ariana Grande à Manchester, où un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique a fait 22 morts.

Gerard, un homme interrogé par la BBC, dit avoir vu les assaillants poignarder des passants et s'écrier: "C'est pour Allah".

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montraient la police entrer dans des bars et des restaurants pour sommer sans ménagement les clients de se coucher sous les tables, en hurlant: "Baissez-vous, baissez-vous !".

"Je viens de parler avec un chef cuisinier qui avait du sang sur l'épaule. Il était sous le choc. Il m'a dit que trois personnes avaient attaqué son restaurant avec des couteaux et des machettes", a rapporté à l'AFP Gerard Kavanar, 46 ans, qui habite le quartier.

Alertée à 22h08, la police intervient rapidement sur place et abat les trois assaillants, dans un délai de huit minutes après le premier appel.

Tout le monde ici a encore en mémoire l'attaque du 22 mars, lorsque un homme avait foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier devant le Parlement.

"C'est terrible que ça se reproduise aussi vite et que ce genre de choses est devenu aussi fréquent", a commenté à l'AFP Jacob Chick, 23 ans, qui habite près de London Bridge.

Auteur(s): Par AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Plusieurs témoins ont fait état d'un ou de plusieurs hommes armés de couteaux, descendant de la camionnette accidentée pour poignarder des gens au hasard, en descendant dans des pubs et des restaurants.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-