Trump arrive à Bruxelles pour sa première visite à l'Otan et l'UE

  •  Soutenez l'indépendance de FranceSoir, faites un don !  

Trump arrive à Bruxelles pour sa première visite à l'Otan et l'UE

Publié le 24/05/2017 à 16:14 - Mise à jour le 25/05/2017 à 00:00
© Emmanuel DUNAND / AFP
PARTAGER :

Auteur(s): Par AFP

-A +A

Le président américain Donald Trump est arrivé mercredi à Bruxelles pour sa première visite auprès de l'Otan et l'UE, où quelque 10.000 manifestants pacifistes, féministes ou anti-capitalistes lui ont signifié qu'il n'était "pas le bienvenu".

Parti de la gare du Nord en fin d'après-midi, peu après l'atterrissage du Boeing présidentiel Air Force One sur la base militaire de Melsbroek en provenance de Rome, le cortège bigarré a traversé le centre de Bruxelles dans une ambiance bon enfant, sous un soleil quasi estival.

Alors que le président américain était reçu en audience par le roi des Belges Philippe et la reine Mathilde, puis par le Premier ministre belge Charles Michel, les manifestants ont rivalisé d'originalité pour décrier la politique du chef de la Maison blanche.

"Ceci n'est pas un président", brocardait un pancarte, détournant la célèbre maxime du peintre surréaliste belge René Magritte "Ceci n'est pas une pipe".

L'épouse du président américain, Melania, et les autres "premières dames" visiteront justement jeudi le musée consacré à l'oeuvre de l'artiste bruxellois, pendant que les dirigeants de l'Otan s'efforceront de dissiper les divergences avec la nouvelle administration à Washington.

Entre les drapeaux cubains, les banderoles pacifistes ou les étendards noirs de quelques dizaines d'anarchistes, un groupe de féministes réclamaient, pancartes tendues à bout de bras, de "combattre le sexisme".

Les membres du mouvement de jeunesse du parti de la gauche radicale PTB scandaient quant à eux un explicite "Trump go away" ("Trump va-t-en").

"Nous sommes pour la sortie de l'Otan et la réaffectation de ses moyens financiers à des opération en faveur de la paix", a expliqué à l'AFP Sophie Rauszer, candidate pour les Français du Benelux sous l'étiquette du parti de gauche La France insoumise lors des prochaines législatives.

Réunis sous le slogan "Trump not welcome" (Trump n'est pas le bienvenu), les manifestants répondaient à l'appel de mouvements de gauche, d'ONG comme Amnesty international et d'une cinquantaine d'autres associations.

"Il a nommé Bruxelles un +trou à rats+ et il se ramène en conquérant", a déploré un manifestant, Yannick Blaise, un militant de gauche.

Les forces de l'ordre, sur les dents en raison de la présence à Bruxelles du président américain et, à partir de jeudi, d'une trentaine d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement, se sont montrées discrètes tout au long de la manifestation, qui s'est achevée sans incident et par des concerts peu avant 21H00 (19H00 GMT).

La police était en revanche plus visible dans un autre quartier de Bruxelles, où quelques dizaines de partisans du président turc Recep Tayyip Erdogan avaient bravé une interdiction de manifester pour venir l'accueillir à proximité de son hôtel.

Auteur(s): Par AFP


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.



PARTAGER CET ARTICLE :


Le président américain Donald Trump serre la main du Premier ministre belge Charles Michel à l'aéroport international de Bruxelles, le 24 mai 2017

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Actualités




Commentaires

-