Affaire Fillon: Macron refuse toute "trêve judiciaire" pendant la campagne

  •  FranceSoir a besoin de votre soutien, SIGNEZ LA PETITION !  

Affaire Fillon: Macron refuse toute "trêve judiciaire" pendant la campagne

Publié le 01/03/2017 à 13:14 - Mise à jour à 16:34
© Lionel BONAVENTURE / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): Par AFP
-A +A

Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle, s'est dit mercredi opposé "à une trêve judiciaire", critiquant "une perte de nerfs" ou "de sens des réalités" en réponse aux propos de François Fillon qui a annoncé son maintien dans la campagne.

"Je ne suis pas favorable à la trêve judiciaire, je suis favorable à ce que nos institutions fonctionnement normalement, à ce que la justice puisse faire son travail normalement", a déclaré l'ancien ministre de l’Économie sur BFMTV.

"Ne donnons pas au vote démocratique le rôle de l'absolution, ce n'est pas le sien", a ajouté le candidat d'En Marche! depuis le salon de l'Agriculture, où M. Fillon devait se rendre mercredi matin, avant de reporter sa visite à mercredi après-midi (15h00).

Rallié à Emmanuel Macron, le président du Modem, François Bayrou, a déclaré pour sa part qu'il "n'approuve pas les attaques contre la presse et n'approuve pas non plus les attaques contre la justice", lors d'un déjeuner avec des chefs d'entreprise organisé par l'organisation patronale Ethic et auquel assistaient des journalistes.

"La présidence de la République, c'est d'être le garant des institutions et de l'indépendance de la justice. Si on a une campagne présidentielle de la part de plusieurs candidats entièrement dirigée contre les juges, comment voulez-vous qu'on se trouve dans une situation de respect de ces institutions lorsque les élections seront finies?", a insisté le dirigeant centriste.

Le candidat de la droite, empêtré depuis plusieurs semaines dans l'affaire de l'emploi présumé fictif de son épouse, a annoncé lui-même qu'il serait convoqué "le 15 mars par les juges d'instruction afin d'être mis en examen", une convocation à laquelle il se rendra.

"Je ne céderai pas, je ne me retirerai pas", a déclaré le candidat des Républicains lors d'une déclaration à la presse depuis son siège de campagne dans laquelle il a dénoncé un "assassinat politique".

"M. Fillon choisit d'utiliser des grands mots, c'est plutôt le signe d'une perte de nerfs ou alors d'une perte de sens des réalités", a critiqué M. Macron, qui s'en est également pris à l'attitude du Front national, confronté lui-aussi à des affaires judiciaires.

"Si certains proposent aujourd'hui un trêve, elle doit s'appliquer à tous les crimes et délits. (...) Si Marine Le Pen ou François Fillon proposent aujourd'hui une trêve judiciaire, je comprends donc qu'ils la proposent pour les délinquants, pour les criminels, parce qu'on ne saurait la réserver aux délinquants en col blanc ou à la simple classe politique", a fustigé M. Macron.

En déplacement à Angers mardi, M. Macron avait dénoncé "une campagne qu'on nous vole en quelque sorte, où chaque jour on débat des affaires, des unes et des autres".

Auteur(s): Par AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Emmanuel Macron, un verre de lait à la main au salon de l'agriculture à Paris, le 1er mars 2016

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-