Affaire Jubillar: un secteur proche de la maison ratissé par les enquêteurs

Affaire Jubillar: un secteur proche de la maison ratissé par les enquêteurs

Publié le 18/01/2022 à 09:39 - Mise à jour à 16:12
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Auteur(s): Par AFP - Cagnac-les-Mines

Cet article provient directement de l'AFP (Agence France Presse). Plus de détails sur les différentes typologies d'articles publiés sur FranceSoir, en savoir plus

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Les vastes fouilles entreprises lundi pour retrouver le corps de Delphine Jubillar, disparue depuis plus d'un an dans le Tarn, ont reçu l'appui mardi d'un escadron de gendarmes mobiles, afin de sonder et ratisser une zone proche de la maison du couple.

Le site, proche de Cagnac-les-Mines et plongé dans un épais brouillard depuis la veille, est sécurisé afin d'éloigner badauds et journalistes intéressés par l'évolution de cette affaire fortement médiatisée, où le mari Cédric Jubillar fait figure de suspect numéro un, a constaté un correspondant de l'AFP.

Une équipe de militaires de l'unité des Fouilles opérationnelles spécialisées (FOS), sollicitée dans ce type d'opérations pour rechercher des corps enfouis ou enterrés, est également sur place, ainsi que des experts scientifiques de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), selon une source proche de l'enquête.

A peine perceptibles dans une végétation très dense, des hommes débroussaillent avec des tronçonneuses qui fonctionnent à plein régime. Une grande tente blanche a été dressée à proximité, selon des journalistes de l'AFP.

Située à environ deux kilomètres de la maison de l'infirmière disparue, cette zone est située en contrebas d'une ferme ayant brûlé il y a quelques mois. Le site a retenu l'attention après les déclarations d'un détenu d'une cellule voisine de celle de Cédric Jubillar, placé à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse.

Cet homme a indiqué il y a plusieurs semaines aux enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie que le mari lui avait dit avoir enterré le corps de Delphine à cet endroit, également selon une source proche de l'enquête.

Cette hypothèse convainc peu l'un des avocats des proches de la disparue, Philippe Pressecq, pour qui le peintre plaquiste "manipule tout le monde depuis le début".

"Nous nous trouvons dans les suites des provocations de Cédric Jubillar. Il aurait avoué cela à un détenu qu'il connaît depuis trois jours alors qu'il nie de manière constante et depuis des mois et des mois, avoir supprimé son épouse?, s'interroge l'avocat auprès de l'AFP.

"Ca va faire pschitt. Mais les juges d'instruction sont face à leurs responsabilités. S'il ne font pas ces recherches, ça leur sera reproché", dit-il.

Me Pressecq se félicite toutefois de la reprise des recherches sur des lieux déjà fouillés avant l'incarcération du mari le 18 juin.

"Parce qu'il ne faut pas oublier que Cédric Jubillar est resté en liberté pendant six mois après la disparition de son épouse, et il n'est pas invraisemblable de penser que le corps a pu être déplacé", souligne-t-il.

"De toutes façons le dossier avance au-delà des rodomontades de Cédric Jubillar", est-il convaincu.

Mobilisant une centaine de personnes, ces fouilles vont durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines, selon une source de la gendarmerie.

Delphine Jubillar, 33 ans, qui travaillait comme infirmière dans une clinique d'Albi, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. C'est son mari, Cédric, âgé aujourd'hui de 34 ans, qui avait alerté les gendarmes.

Mis en examen pour meurtre, il affirme être innocent et multiplie les demandes de mise en liberté. La dernière a été rejetée vendredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse.

Auteur(s): Par AFP - Cagnac-les-Mines

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