Covid-19: le gouvernement place janvier sous haute surveillance

Covid-19: le gouvernement place janvier sous haute surveillance

Publié le 03/01/2022 à 11:43 - Mise à jour le 04/01/2022 à 01:40
© Martin BUREAU / AFP/Archives
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Auteur(s): Par Gaëlle GEOFFROY - Paris (AFP)

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Nouveau protocole dans les écoles, débats tendus sur le pass vaccinal à l'Assemblée nationale, mesures pour les entreprises: en pleine vague du variant Omicron du Covid-19, le gouvernement place la rentrée et le mois de janvier sous haute surveillance.

Alors que de nouvelles règles pour tenter de juguler l'épidémie sont entrées en vigueur lundi, les députés ont, contre toute attente, suspendu l'examen du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal, refusant de poursuivre les débats après minuit.

Un coup de théâtre qui va retarder le calendrier d'adoption défnitif du texte par le parlement, qui ne fait toutefois guère de doute malgré l'hostilité des députés LFI, RN et PCF.

Tandis que la majorité dénonçait "l'irresponsabilité" de l'opposition, le député LR Julien Aubert a salué un "camouflet pour le gouvernement", le chef de file des Insoumis Jean-Luc Mélenchon voyant dans le vote contre la poursuite des débats une "correction" pour le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Plus tôt dans l'après-midi, le Premier ministre Jean Castex avait réuni à Matignon une dizaine de ministres afin de "mesurer et anticiper les éventuelles difficultés pour assurer la continuité des services publics" au moment où l'explosion des contaminations engendre une forte hausse des arrêts maladie. Une réunion du même ordre est prévue jeudi.

Le ministre de la Santé a prévenu lundi que janvier serait "difficile à l'hôpital", les hospitalisations pour Covid venant s'ajouter aux autres pathologies, dont les maladies hivernales telles que la grippe.

En moyenne, sur les sept derniers jours, plus de 167.000 personnes ont été contaminées avec des pics quotidiens parfois au-delà des 200.000, selon les chiffres de Santé Publique France publiés lundi soir.

Dans la foulée, la pression hospitalière monte encore (19.606 patients hospitalisés lundi soir, dont 2.160 ces dernières 24 heures, avec 3.654 malades en soins critiques), même si elle reste pour l'heure à des niveaux moindres que lors des pics précédents.

A l'Assemblée, Olivier Véran a souligné les chiffres "vertigineux" de contaminations liées au variant Omicron, un "raz-de-marée". Il a appelé les parlementaires à voter pour le pass vaccinal, un projet de loi de "sang froid et de responsabilité".

Le candidat insoumis à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a fustigé à la tribune une dérive vers une "société totalitaire", M. Véran lui reprochant de son côté de s'inspirer de "deux bien mauvais présidents de la République", Jair Bolsonaro au Brésil et l'ancien président Donald Trump aux Etats-Unis.

Objectif du texte: accroître dès la mi-janvier la pression sur les près de cinq millions de Français de plus de 12 ans non-vaccinés qui, faute de pouvoir justifier d'un statut vaccinal, n'auront plus accès aux activités de loisirs, aux restaurants et bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux.

Avec ce pass, le gouvernement veut monter encore d'un cran sa stratégie fondée sur une vaste campagne de vaccination, relancée en décembre avec l'injection recommandée d'une troisième dose, mais aussi sur l'ouverture de la vaccination pour les 5-11 ans sur la base du volontariat.

M. Véran a en outre indiqué lundi que la question d'une quatrième dose de vaccin allait "se poser assez vite pour les personnes fragiles, immunodéprimées ou très âgées".

Il a confirmé aussi une lueur d'espoir après quasiment deux ans de pandémie, estimant qu'avec la multiplication des contaminations par Omicron et la vaccination, il y a "une possibilité" que cette cinquième vague soit "peut-être la dernière" car "il est probable que nous ayons tous acquis une forme d'immunité".

- Tests renforcés pour revenir à l'école -

Les élèves ont, eux, fait leur rentrée lundi comme prévu, avec un protocole sanitaire modifié seulement à la marge. Seule évolution: un renforcement des tests, portés à trois en quatre jours si un cas positif est détecté dans une classe.

Le ministre Jean-Michel Blanquer a répété lundi sur LCI que "la fermeture des écoles ne peut être qu'un ultime recours".

Ailleurs, pour tenter de juguler l'épidémie et maintenir l'activité économique, de nouvelles dispositions entrent en vigueur: port du masque obligatoire dès six ans, isolement des malades ramené à cinq jours après un test négatif, nombre minimal de télétravail de trois jours par semaine là où cela est possible, jauges pour les spectacles culturels et les rassemblements sportifs ou encore augmentation de quatre à six du nombre d'enfants pouvant être accueillis simultanément par les assistantes maternelles.

Côté économie, le gouvernement a annoncé le renforcement des aides pour les entreprises affectées par les restrictions sanitaires, particulièrement pour le secteur du tourisme.

"Toutes les entreprises qui auront perdu 65% de leur chiffre d'affaires", contre 80% jusqu'à présent, seront éligibles au remboursement de l'activité partielle à 100% sans reste à charge, a notamment indiqué Bercy.

Auteur(s): Par Gaëlle GEOFFROY - Paris (AFP)

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Des élèves dans la cour d'un collège à Vincennes, le 1er septembre 2020

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