Audition du mari de Delphine Jubillar, suspect n°1, sur la nuit de sa disparition

Audition du mari de Delphine Jubillar, suspect n°1, sur la nuit de sa disparition

Publié le 03/12/2021 à 07:40 - Mise à jour à 10:18
© Fred SCHEIBER / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Toulouse

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Près d'un an après la disparition de sa femme Delphine, Cédric Jubillar, suspect n°1 dans cette enquête pour meurtre mais qui se dit innocent, est entendu vendredi par les juges pour la deuxième fois depuis son incarcération en juin.

Les questions seront "probablement axées sur cette soirée" du 15 au 16 décembre 2020 au cours de laquelle l'infirmière de 33 ans et mère de leur deux enfants a été vue pour la dernière fois chez eux, à Cagnac-les-Mines (Tarn), a indiqué à l'AFP l'un des trois avocats du mari, Me Alexandre Martin.

L'audition de vendredi "est attendue depuis six mois par Cédric, pour s'expliquer sur le déroulement de cette soirée et cette nuit du 16 décembre", a déclaré aux journalistes Me Emmanuelle Franck, autre avocat de la défense, devant le palais de justice de Toulouse, quelques minutes avant le début de l'interrogatoire.

Il l'aborde, a-t-elle ajouté, "avec impatience, avec toujours la volonté d'expliquer le plus précisément possible les choses pour démontrer, ce qu'il dit depuis le départ, qu'il est innocent".

Cédric Jubillar est arrivé au palais de justice dans un fourgon de l'Administration pénitentiaire peu avant 09H00.

"On est content qu'il soit entendu. Depuis qu'il est incarcéré, c'est la première fois qu'on l'interroge sur les faits", a souligné Me Martin. Selon lui, son client "n'est contredit par aucun élément objectif du dossier".

Cédric Jubillar, placé depuis le 18 juin à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse, "attend donc avec sérénité les questions des juges", a assuré l'avocat.

Le premier interrogatoire du peintre-plaquiste de 34 ans, en sa qualité de mis en examen, avait eu lieu le 15 octobre et duré quatre heures. Il avait par ailleurs été interrogé en avril par deux magistrates, à l'époque en qualité de partie civile.

Ce type d'interrogatoire, face aux juges d'instruction, se déroule en présence de la défense et d'un greffier.

Ses avocats, qui ont déposé plusieurs recours pour réclamer sa remise en liberté, estiment que la "présomption d'innocence est bafouée" et dénoncent une "détention abusive dans un dossier sans éléments ni preuves contre lui".

De son côté, la justice met en avant "un faisceau d'indices graves et concordants" à l'encontre de Cédric Jubillar et estime que les éléments à charge sont suffisants pour justifier son maintien en détention.

Dans cette enquête sans corps, ni aveux, ni preuve irréfutable, de nombreuses recherches ont été entreprises par les gendarmes aux environs du village et des amies de l'infirmière arpentent régulièrement champs et bois en espérant trouver un indice.

Les deux jeunes enfants du couple, qui était en instance de divorce, ont été placés chez la soeur de Delphine Jubillar.

Auteur(s): Par AFP - Toulouse

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Cédric Jubillar lors des recherches de sa femme le 23 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines (Tarn)

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