Gaz et électricité: les oppositions dénoncent des mesures "électoralistes"

Gaz et électricité: les oppositions dénoncent des mesures "électoralistes"

Publié le 01/10/2021 à 09:47 - Mise à jour à 16:00
© ALAIN JOCARD / AFP/Archives
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Auteur(s): Par AFP - Paris

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Les oppositions continuaient de critiquer vendredi des mesures "électoralistes", accusant de "charlatanerie" le Premier ministre Jean Castex, au lendemain de l'annonce d'un "bouclier tarifaire" contre le bond des prix de l'énergie.

La hausse des tarifs réglementés de l'électricité, qui devait atteindre quelque 12% début 2022 sera limitée à 4% en 2022 grâce à une baisse de taxe.

Mais le gel du prix du gaz interviendra seulement après la hausse de 12,6% ce vendredi, et durera jusqu'à avril 2022, lorsque "le prix du gaz devrait dégringoler" selon le gouvernement, et au moment de la présidentielle, critique l'opposition.

Elle déplore également le fait qu'à compter du printemps, les consommateurs devront payer le gaz un peu plus cher que les cours du marché afin que les sommes payées en plus pendant l'hiver par les opérateurs sans pouvoir les facturer aux consommateurs soient récupérées.

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau a ironisé dès jeudi soir sur Twitter sur le calendrier menant "aux présidentielles", tandis que le candidat de La France insoumise à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon s'attaquait à la méthode: "Vous payez d'abord, ensuite vous paierez encore pareil".

La candidate du Rassemblement national Marine Le Pen a estimé que "les Français n'ont pas besoin de mesurettes électoralistes, mais d'une baisse réelle et durable du prix des énergies et de l'essence!".

Critiquant "la charlatanerie" de l'exécutif, le candidat du PCF Fabien Roussel s'est dit sur Twitter "en colère", dénnçant ces "seigneurs enfermés dans leur château à l'Elysée". Il a appelé à "faire baisser tout de suite de 30% les factures en supprimant les taxes qui pèsent sur le gaz et l'électricité".

Favorable à "un blocage des prix", l'ex-ministre socialiste du Redressement productif Arnaud Montebourg, également candidat à la présidentielle, a appelé vendredi sur RTL à une "baisse de la fiscalité" en appliquant une TVA à 5,5% sur le gaz et l'électricité qui peuvent être considérés comme "des biens de première nécessité", ou "au minimum des biens de consommation pour la survie".

"On voudrait nous repeindre le vie en rose, mais ce n'est pas le cas", a réagi jeudi soir sur LCI le premier secrétaire du PS Olivier Faure, en appelant le Premier ministre à "comprendre ce que c'est pour un ménage modeste" de voir "ses dépenses contraintes de plus en plus élevées".

L'écologiste ex-LREM Matthieu Orphelin a exhorté à "aller plus loin", en élargissant le chèque énergie "à 15 millions de foyers les années où les prix des énergies sont élevés", et à "accélérer" les dispositifs soutenant la rénovation énergétique des logements et le changement de véhicule.

En déplacement dans la Manche pour présenter son programme énergétique, la candidate de la droite Valérie Pécresse a promis, si elle est élue, une politique visant "une relative stabilité des prix de l'énergie" et raillé les mesures du gouvernement qui sont à ses yeux "totalement électoralistes". Mais "avec Emmanuel Macron, après les élections, l'addition", a-t-elle prévenu.

Elle a également répété sa proposition de simplifier la taxation de l'électricité "en supprimant l'absurdité de la TVA qui s'applique à trois taxes de la facture électrique".

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